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Quels placements privilégier à la retraite ? Complément de revenu, transmission, etc.

Article rédigé par Ludovic Chaput. Dernière mise à jour le 27 novembre 2021.

Une fois à la retraite, de nombreux épargnants s'interrogent sur la meilleure façon d’allouer leur patrimoine financier. Comme souvent en matière d’épargne, il y a autant d’allocations idéales que d’épargnants. L’allocation doit être adaptée au profil du retraité et tenir compte d’un ensemble de paramètres : le niveau des ressources financières du ménage, le montant des dépenses courantes et non courantes, la situation personnelle ainsi que familiale, et la volonté ou non de transmettre un patrimoine.

Lorsque la gestion du patrimoine a été optimisée très en amont de l’âge de la retraite, il n’y a généralement pas lieu de revoir en profondeur l’organisation du patrimoine à l’occasion du départ en retraite. Puisqu’en théorie, l’allocation du patrimoine doit s’adapter progressivement aux évolutions des besoins et anticiper le passage à la retraite en douceur.

En pratique, beaucoup d’épargnants prennent en main tardivement leur épargne... Cet article fait le point sur les placements adaptés pour la retraite en fonction de ses objectifs et de sa situation financière et personnelle.

Quels placements à la retraite ?

Pourquoi se constituer un complément de revenus ?

La pension que l’on perçoit à la retraite est généralement inférieure à la rémunération obtenue durant la vie active. Et plus particulièrement encore aux derniers salaires que certains actifs perçoivent dans les entreprises au sein desquelles ils ont pu bénéficier de progression de carrière. La chute des revenus est également marquée pour certains entrepreneurs n’ayant pas mis en place une bonne complémentaire retraite.

C’est souvent en réalisant sur le tard cette baisse des revenus que les nouveaux retraités prennent le temps de réorganiser leur patrimoine pour l’adapter à leurs nouvelles situations. Beaucoup de retraités souhaitent s’assurer un complément de revenus, d’autres souhaitent également aider leurs enfants (donation) et/ou commencent à préparer leur succession.

Un point sur le taux de remplacement

Le taux de remplacement est le ratio entre la pension de retraite et le dernier salaire en fin de carrière.

Exemple : un retraité perçoit une pension de 1875 euros alors que son dernier salaire était de 2500 euros. Le taux de remplacement est alors de 75 %.

Il existe des écarts importants d’un individu à un autre, car cela dépend des carrières de chacun. Les agents de la fonction publique bénéficient d’un taux de remplacement plus important que les salariés du privé. Mais dans le détail, les choses ne sont pas si évidentes car les fonctionnaires perçoivent des primes qui ne sont pas retenues dans le calcul de leur pension. Les petits salaires bénéficient en général de taux de remplacement plus élevés que les gros salaires.

Le taux de remplacement est voué à diminuer dans les années à venir. Cela s’explique en raison de l’évolution de la démographique française mettant à rude épreuve le régime de retraite par répartition. Les retraités sont de plus en plus nombreux, et le ratio du nombre des retraités par actif décroît, ce qui complique fortement le financement de ce modèle de retraite par répartition.

Quels placements pour un complément de revenu ?

Lorsque l’on parle de placement, il est important de distinguer l’enveloppe (le dispositif d’épargne) et les supports sur lesquels le capital est investi.

À titre d’exemple, il est possible de loger un fonds de foncières cotées (un fonds constitué d’actions d’entreprises investies dans l’immobilier) au sein de multiples dispositifs :

Avant d’aborder la question des dispositifs d’épargne à privilégier, nous allons voir quels sont les investissements pertinents pour compléter ses revenus à la retraite.

L’immobilier

L’immobilier locatif

L’investissement immobilier locatif figure parmi les placements préférés des Français. Les investisseurs sont nombreux à se tourner vers l’immobilier pour se construire un patrimoine, souvent en profitant du levier de l’emprunt pour acquérir des biens qu’ils ne pourraient pas acheter comptant.

L’immobilier locatif n’est pas un investissement sans risque (le propriétaire s’expose à un risque d’impayé, de dégradation du bien, de vacances locatives, de moins-value, etc.) Presque tout le monde connaît dans son entourage plus ou moins proche un bailleur rencontrant des déboires notables à avec son locataire. C’est une réalité. Aussi, l’immobilier locatif requiert du temps libre (et de la volonté) pour gérer le bien. Il est toutefois possible de déléguer la gestion, en concédant un pourcentage des loyers à l’agence en charge du bien.

Les retraités d’ores et déjà propriétaires d’un bien locatif et satisfaits de cet investissement ont tout intérêt à conserver ce bien...s’ils ont toujours le goût de gérer. L’immobilier locatif délivre un rendement régulier dans le temps, il constitue donc un placement intéressant pour se constituer un complément de revenu.

L’immobilier pierre-papier

Toujours dans la perspective de se constituer un complément de revenu via des placements offrant des revenus réguliers dans le temps, les retraités peuvent se tourner vers l’immobilier pierre-papier.

Parmi les supports immobiliers délivrant des rendements relativement stables, on peut citer :

  • les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier),
  • et les SCI (sociétés civiles immobilières).

Les SCPI peuvent être détenues en direct avec ou sans crédit immobilier. Mais si on achète sans crédit, il est souvent plus avantageux de les loger au sein d’un dispositif d’épargne avec une fiscalité avantageuse (assurance vie, plan épargne retraite, etc.).

Un autre placement immobilier populaire que nous avons cité plus haut est à re-mentionner : les foncières cotées (SIIC). Il s’agit d’entreprises cotées en bourse dont l’activité est concentrée sur l’achat et la gestion d’un parc foncier. Elles affichent un excellent historique de performance. Dans un souci de diversification, il est intéressant d’investir dans un fonds de foncières, lequel sera investi sur un grand nombre de titres, plutôt que d’acheter en direct des actions.

Attention toutefois : les foncières cotées s’apparentent davantage à un investissement en actions, notamment car ce sont des supports :

  • très liquides (avantage) : l’investisseur peut acheter et revendre ses actions ou ses parts de fonds de foncières en quelques clics,
  • mais relativement volatils (inconvénient) : la valeur des actions et des fonds évoluent constamment au gré de l’humeur des marchés actions, elles peuvent gagner ou perdre plus de 10 % par an.

La volatilité est un point à prendre en considération. Dans un souci de tranquillité de l’esprit, les retraités, au même titre que tout épargnant, ne peuvent se permettre d’investir une trop grande part de leur épargne sur des supports trop volatils et trop risqués.

Les fonds euros

Les fonds euros sont des fonds gérés par des assureurs et dont l’une des caractéristiques principales est qu’ils disposent d’une garantie sur le capital investi. Les fonds euros sont un support d’investissement très populaire puisqu’ils représentent près des trois quarts des encours investis en assurance vie (dont le total des encours est de l’ordre de 1800 milliards d’euros courant 2021).

Les performances des fonds euros sont tombées à des niveaux relativement bas ces dernières années (la performance dépend des assureurs, autour de 1 % et jusqu' 2 % pour les meilleurs fonds euros). Malgré cela, ils restent le support d’investissement le plus adéquat pour sécuriser une partie de son patrimoine. D’autant plus qu’il n’y a pas de plafonds sur les versements contrairement aux livrets réglementés.

Les fonds euros peuvent être logés dans une assurance vie, un plan d’épargne retraite, voire un contrat de capitalisation (l’intérêt fiscal est moindre pour ce dernier).

Quel pourcentage faut-il allouer en fonds euro ?

L’objectif des fonds euros est de sécuriser le capital. Cette sécurité est obtenue au détriment de la performance, puisque la rémunération des fonds euros après inflation est proche de zéro. On peut placer en fonds euro en assurance vie ou en plan d’épargne retraite.

Pour autant, la majorité des retraités, au même titre que les épargnants, ne peuvent se permettre d’allouer 100 % de leur épargne sur des supports risqués. Les fonds euros font partie des supports incontournables dans le cadre d’une allocation diversifiée.

À ce titre, les gestionnaires de plan d’épargne retraite (PER) proposent à leurs clients des profils d’allocation types incluant souvent une sécurisation graduelle des encours vers le fonds euro à mesure que le client s’approche de l’âge de départ en retraite.

Si vous optez pour un PER en gestion pilotée, le gestionnaire pourra vous conseiller le profil d’allocation adapté à votre situation. Mais cette allocation ne concerne que le PER, or, il faut raisonner sur l’ensemble de votre patrimoine (un conseiller en gestion de patrimoine peut vous offrir cette hauteur de vue sur votre patrimoine).

Une question reste donc ouverte : quelle place les fonds euros doivent-ils occuper dans le patrimoine global ?

Les fonds euros sont le placement de prédilection pour sécuriser un capital en vue de financer un projet à court terme. Par exemple, cela est le cas si le retraité envisage l’achat d’une résidence secondaire voire une résidence principale.

Note : il n’est jamais trop tard pour acheter sa résidence principale. C’est d’ailleurs une excellente solution pour se protéger contre une hausse du coût du logement, en évitant de s’exposer à un loyer qui pourrait régulièrement être réévalué à la hausse par le bailleur (les loyers accompagnent l’inflation dans la limite de l’indice de référence des loyers).

Dans le cas où les revenus du capital (intérêts, loyers, dividendes) ne suffisent pas à dégager un complément de revenu, les fonds euros permettent de sécuriser la part du capital ayant vocation à être consommée pour compléter une retraite insuffisante.

On comprend ici que dans le cas où le retraité touche une petite retraite et ne dispose pas d’un patrimoine important, la majorité de son épargne devrait être placée en fonds euros, qu’il pourra retirer à tout moment.

À l’inverse, un retraité bénéficiant d’une retraite et de revenus du patrimoine confortables n’aura pas les mêmes contraintes. Il pourra se permettre de conserver une allocation patrimoniale dynamique.

Ainsi, le pourcentage à allouer en fonds euros varie énormément selon la surface financière, les dépenses à financer et l’aversion au risque du retraité.

Les fonds actions

Les fonds actions peuvent également trouver leur place dans le patrimoine diversifié d’un retraité.

Comme évoqué précédemment, le retraité ne peut se permettre d’investir sur un placement volatil que la fraction de son patrimoine dont il estime ne pas avoir besoin à court ou moyen terme.

Une condition primordiale est que ce placement doit s’inscrire dans une optique d’investissement à long terme. Mais comment se pourrait-il d’avoir un tel horizon d’investissement quand son âge approche doucement mais sûrement de l’espérance de vie ?

Pour répondre à cette question, il faut tout simplement s’interroger sur le devenir du patrimoine dans un contexte plus global. En effet, la majorité des retraités aspirent à transmettre tout ou partie de leur patrimoine à leurs enfants, héritiers naturels. En ce sens, l’horizon d’investissement dépasse l’espérance de vie du retraité.

Plutôt que d’acheter en direct des actions, les épargnants peuvent se tourner vers des fonds d’investissement. Les fonds indiciels (au format ETF) sont de plus en plus populaires. Nous avons consacré deux articles dédiés à ces fonds :

Après ce petit tour d’horizon des classes d’actifs les plus communes et de leur place dans le patrimoine des retraités, voyons les dispositifs d’épargne adéquats pour loger ces actifs.

Les dispositifs phares

Les épargnants ayant anticipé leur retraite très en amont auront eu le bon réflexe d’ouvrir un plan d’épargne retraite (PER) ou anciennement un plan d’épargne retraite populaire (PERP). Ce dispositif d’épargne permet de déduire de son revenu imposable les sommes versées sur le contrat.

Certains actifs profitent également des avantages d’un dispositif d’épargne retraite en entreprise (article 83, contrat Madelin, etc.).

En sus des dispositifs d’épargne spécifiquement pensés pour préparer sa retraite, l’assurance vie est le dispositif de prédilection pour développer son patrimoine. Ce dispositif est pertinent à tous les âges de la vie. Par ailleurs, l’assurance vie offre aussi un cadre fiscal très intéressant pour transmettre son patrimoine (voir plus bas les dispositifs pour optimiser sa succession).

L’assurance vie et le PER (au format assurantiel) offrent les mêmes possibilités en termes d’allocation de l’épargne. Les contrats multi-supports donnent accès aux supports d’investissement suivants :

  • fonds euros,
  • fonds diversifiés,
  • fonds en actions (dont les fonds de foncières cotées),
  • titres vifs (sur certains contrats),
  • fonds obligataires,
  • fonds monétaires,
  • SCPI,
  • SCI,
  • etc.

L'assurance vie luxembourgeoise offrent encore davantage de possibilités, mais sont réservées aux épargnants disposant d’un patrimoine important (au moins 250 000 euros).

Cas pratique

Pierre a 61 ans, divorcé, il est désormais en union libre et n’a personne à charge. Il a 2 enfants entrés dans la vie active et financièrement autonomes. Sur le plan patrimonial, il est propriétaire de sa résidence principale et dispose d’environ d’un capital d’environ 150 000 euros à investir.

Sa pension de retraite est de 2 500 euros par mois. Son dernier salaire était de 3 500 euros, le taux de remplacement est de 71%. Pierre n’imaginait pas perdre autant à la retraite. Il souhaite investir son capital pour se constituer un complément de revenus afin de financer quelques voyages et profiter de la vie (restaurant, loisirs, etc.) Accessoirement, il souhaiterait également organiser son patrimoine de façon à pouvoir le transmettre dans de bonnes conditions à ses enfants.

Dans ce cas de figure, l’assurance vie est un dispositif pertinent (voir notre comparatif des meilleures assurances vie). Pierre peut alimenter 1 ou plusieurs contrats à concurrence de ses 150 000 euros. Il pourra diversifier le capital sur plusieurs supports : fonds euro et fonds actions, et peut-être envisager d’y loger également des parts de SCPI ou SCI. Le complément de revenu escomptable sera de l’ordre de quelques milliers d’euros par an et dépendra en grande partie de l’allocation retenue.

Quelques ordres de grandeurs de la performance des supports cités :

  • fonds euros : 1 à 2 % selon l’assureur (en baisse),
  • SCPI : entre 4 et 6 % (hors revalorisation des parts),
  • fonds actions : performance moyenne de 6-8 % sur le long terme mais forte volatilité d’une année sur l’autre.

Pierre pourra dès que nécessaire réaliser des rachats partiels sur ses contrats. Si Pierre a anticipé sa situation et que ses contrats sont ouverts depuis plus de 8 ans, la part des plus-values sur les rachats partiels bénéficie d’un abattement de 4600 euros par an, donc l’imposition des gains sera limitée à 17,2 % (le montant des prélèvements sociaux) en sortant progressivement. En l’absence de rachat partiel, le capital investi pourra continuer à croître sans imposition sur les gains réalisés en unités de compte au sein de l’enveloppe.

Grand âge et dépendance

Les retraités avançant dans l’âge sont nombreux à perdre en autonomie. Il devient alors nécessaire de solliciter une aide ménagère, un jardinier, un taxi, etc. Tout cela représente des coûts supplémentaires qu’il est nécessaire d’anticiper, notamment en ajustant la taille et l’emplacement de sa résidence principale et en budgetant le coût des services d’aide à la personne.

En cas de forte perte d’autonomie, le retraité rejoint une maison de retraite. Le coût de ces établissements est très élevé. En sus de la pension de retraite, les revenus du patrimoine peuvent servir à couvrir le financement de la maison de retraite. Il est alors nécessaire d’ajuster l’allocation du patrimoine pour délivrer un revenu régulier couvrant le complément de revenu nécessaire. En cas de revenus trop faibles, le retraité peut être amené à consommer l’épargne accumulée et doit donc privilégier des supports peu volatils (sans risque) et facilement mobilisables, tels que les fonds euros.

Anticiper sa succession

La retraite est l’âge auquel on commence à préparer sa succession. En pratique, les gros patrimoines ont même intérêt à anticiper beaucoup plus tôt leur succession.

Une des préoccupations des retraités est de réduire le montant des impôts et taxes qui s’appliqueront sur le capital transmis. Il existe plusieurs dispositifs pour parvenir à cet objectif. On vous présente ici les plus courants et les plus simples à mettre en œuvre.

Réduire l’assiette taxable au moment de la succession avec l’assurance vie

L’assurance vie est le dispositif d’épargne de prédilection pour transmettre son épargne. Les bénéficiaires désignés d’un contrat bénéficient d’un abattement de 152 500 euros sur l’assiette taxable au titre de l’impôt sur les successions. Cet abattement n’est valable que si le souscripteur a versé le capital sur le contrat avant ses 70 ans. Passé cet âge, l’avantage fiscal est considérablement réduit. L’assurance vie est donc un outil de transmission efficace mais qu’il convient de mettre en place tôt.

Pour en savoir davantage, vous pouvez lire l’article sur la fiscalité de l'assurance vie à la succession.

Faire une donation

Les donations en ligne directe bénéficient d’un abattement sur l’assiette taxable. Ainsi, chaque parent peut transmettre sans payer de droits 100 000 euros tous les 15 ans à chacun de ses enfants. Des abattements existent également pour les donations aux petits enfants, aux arrière petits enfants, au conjoint (et partenaire de PACS), aux frères et sœurs, aux neveux et nièces… Le plafond des abattements dépend du lien de parenté. Les donations au profit d’une personne handicapée bénéficient d’un abattement plus important.

La donation des biens peut se faire en pleine propriété ou en démembrement. Cette seconde option revêt plusieurs avantages. Dans le cas d’un démembrement, le parent peut faire le choix de transmettre à ses enfants (ou tout autre bénéficiaire) la nue-propriété et conserver l’usufruit. L’usufruit est le droit de percevoir les revenus générés par le bien (les loyers dans le cas d’un bien immobilier). Le retraité conserve donc intégralement le bénéfice des revenus générés par le bien donné.

Un retraité peut ainsi donner la nue-propriété de biens immobiliers, et en garder l’usufruit (les loyers) pour compléter sa retraite.

Dans un acte de démembrement, la quote part retenue pour valoriser la nue propriété est d’autant plus grande que le donateur est jeune. Par exemple, pour une donation réalisée entre les 51 et 60 ans du donateur, la valeur de la nue-propriété est de 50 % de la pleine propriété. Ainsi, dans le cadre d’une donation entre parent et enfant, le parent peut donner sans payer de droit la nue-propriété d’un bien valorisé 200 000 euros en pleine propriété. En effet, la nue-propriété ne représente que 50 % de la pleine propriété, soit 100 000 euros dans cet exemple, montant correspondant au plafond de l’abattement sur les donations.

Au moment du décès du nue-propriétaire, la nue-propriété rejoint l’usufruit, sans que cela ne déclenche d'événement fiscal.

Allocation du capital à la retraite : un subtil jeu d’équilibre

Lorsqu’un épargnant arrive à la retraite, son espérance de vie se situe quelque part entre 15 et 30 ans selon sa catégorie socio-professionnelle, son sexe et son âge de départ en retraite. Si le retraité opte pour une allocation excessivement prudente (au regard de sa situation), cela peut être délétère, car à l’horizon de 20-30 ans, l’inflation entraîne une érosion de la valeur de l’argent.

Les retraités disposant d’une pension confortable, éventuellement complétée de revenus fonciers peuvent opter pour une allocation équilibrée voire dynamique. Dans le scénario idéal, le retraité peut envisager de maintenir une allocation dynamique et voir son patrimoine continuer à se valoriser dans le temps, au profit de ses héritiers.

Mais attention, une allocation trop dynamique n’est pas souhaitable pour les épargnants tablant sur leur épargne pour se constituer un complément de revenu. Sauf si ce patrimoine est très important et que même en cas de crise financière et de baisses des revenus financiers et fonciers, ces derniers demeurent suffisants pour générer le complément de revenu attendu.

Enfin, rappelons que dans la perspective de transmettre le capital plutôt que le consommer, l’horizon d’investissement n’est plus tant celui du retraité que celui de ses héritiers.

Cet article éclaire sur les pistes envisageables pour placer son argent à la retraite. Mais il apporte des clés de compréhension simplifiées, le passage à la pratique est plus complexe. En cas de doute sur la stratégie à suivre, les épargnants ont intérêt à faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine.