LesFinances.fr
Bourse

Ouvrir un compte-titres ordinaire (CTO)

Comment ouvrir un compte-titres ordinaire (CTO) ? Fonctionnement, étapes d’ouverture, choix du courtier, frais, fiscalité et notre sélection de CTO en 2026.

Par Ludovic Chaput
Ouvrir un compte-titres ordinaire CTO

Ouvrir un compte-titres ordinaire (CTO) permet d’investir en Bourse sans plafond de versement et sur un univers beaucoup plus vaste qu’avec un Plan d’épargne en actions (PEA). Actions américaines, ETF non éligibles au PEA, obligations ou encore instruments plus sophistiqués selon le courtier : le CTO est le couteau suisse de l’investisseur.

Cette liberté a une contrepartie. Le CTO ne bénéficie pas de l’enveloppe fiscale privilégiée du PEA. Pour un résident fiscal français qui souhaite simplement investir à long terme en actions et en ETF, nous privilégions donc généralement le PEA en premier. Le CTO devient ensuite un excellent complément.

Dans ce guide, nous allons surtout répondre à une question pratique : comment ouvrir un compte-titres et auprès de quel intermédiaire ? Nous verrons également les critères à vérifier avant l’ouverture, les frais et les grandes lignes de la fiscalité.

Investir en Bourse comporte un risque de perte en capital.

Qu’est-ce qu’un compte-titres ordinaire (CTO) ?

Le compte-titres ordinaire est une enveloppe permettant de détenir des valeurs mobilières.

En pratique, il fonctionne avec deux compartiments :

  • le compte-titres, sur lequel sont inscrits vos actions, ETF, obligations et autres fonds ;
  • le compte espèces, où transitent les liquidités servant à acheter des titres ainsi que l’argent issu des ventes et des revenus versés.

Contrairement au PEA, le CTO n’impose ni plafond légal de versement ni durée minimale de détention. Vous pouvez également posséder plusieurs CTO.

Son autre grand avantage est géographique. Le CTO permet d’investir sur les marchés internationaux accessibles chez votre courtier : Europe, États-Unis, Canada, Asie, etc.

Selon l’établissement choisi, vous pourrez notamment acheter :

  • des actions françaises et étrangères ;
  • des ETF et trackers ;
  • des obligations ;
  • des organismes de placement collectif ;
  • et, pour les investisseurs avertis, des options, contrats à terme ou autres instruments complexes.

Cette dernière possibilité mérite une précision : avoir accès à un instrument financier ne signifie pas qu’il soit pertinent d’y investir. Les instruments à effet de levier peuvent entraîner des pertes rapides et importantes.

Pour découvrir les principes de base avant votre premier ordre, consultez également notre guide comment investir en Bourse.

Pourquoi ouvrir un compte-titres ?

Le CTO est surtout intéressant lorsque le PEA devient trop étroit pour votre stratégie.

Acheter des actions américaines et internationales

Vous souhaitez détenir directement des actions Apple, Microsoft, Berkshire Hathaway ou Toyota ? Le CTO est l’enveloppe naturelle.

Le PEA permet certes d’obtenir une exposition aux marchés mondiaux grâce à certains ETF éligibles, mais il ne permet pas d’acheter directement n’importe quelle action étrangère.

Accéder à davantage d’ETF

Le choix d’ETF éligibles au PEA est déjà suffisant pour construire un portefeuille mondial simple. Mais le CTO ouvre un catalogue beaucoup plus vaste : indices spécialisés, obligations, certaines stratégies factorielles ou thématiques, etc.

Investir en obligations

Le CTO permet également d’acheter des obligations ou des fonds obligataires. L’offre dépend fortement du courtier.

C’est notamment un des intérêts de Saxo : le courtier annonce plus de 5 200 obligations accessibles, en plus d’un univers très large d’actions et d’ETF.

Investir au-delà du plafond du PEA

Le plafond de versement du PEA classique est de 150 000 €. Une fois cette limite atteinte, le CTO devient naturellement une enveloppe complémentaire pour continuer à investir.

Ne subir aucun plafond de versement

Le CTO n’impose aucun plafond légal. Vous pouvez y investir quelques milliers d’euros comme plusieurs centaines de milliers.

Cette souplesse explique aussi son intérêt pour certains patrimoines importants.

PEA ou compte-titres : lequel ouvrir en premier ?

Le PEA et le CTO ne sont pas réellement concurrents. Ils se complètent.

PEA ou compte-titres ordinaire : les principales différences
CritèrePEACompte-titres ordinaire
Plafond de versement150 000 € pour le PEA classiqueAucun plafond légal
Nombre de comptesUn PEA par personne éligiblePlusieurs CTO possibles
Univers d’investissementTitres et fonds éligibles au PEATrès large, selon le courtier
Actions américaines en directNonOui
ETF mondiauxOui, pour les ETF éligiblesOui, choix beaucoup plus large
Obligations en directNonOui, selon le courtier
RetraitsRègles propres au PEA ; fiscalité avantageuse après 5 ansLibres, sans condition d’ancienneté
FiscalitéRégime privilégié après 5 ansFiscalité de droit commun ; PFU de 30 % par défaut dans le cas général
Usage privilégiéInvestissement actions / ETF à long termeComplément du PEA et accès aux marchés mondiaux

Pour un investisseur français qui débute et souhaite acheter essentiellement des actions européennes ou des ETF mondiaux éligibles, nous privilégions généralement le PEA.

Pourquoi ? Parce qu’après cinq ans, ses gains bénéficient d’un régime fiscal très avantageux : ils sont exonérés d’impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux restant dus selon les règles en vigueur.

Le CTO prend l’avantage lorsque vous souhaitez sortir de ce périmètre : actions américaines en direct, ETF non éligibles, obligations ou marchés plus variés.

Une stratégie simple consiste donc à remplir d’abord le bon tiroir avant d’en ouvrir un second : PEA pour les investissements qui y ont naturellement leur place, CTO pour le reste.

Comment ouvrir un compte-titres ?

Ouvrir un CTO en ligne est aujourd’hui assez simple. L’opération peut généralement être réalisée entièrement à distance.

Étape 1 : choisir votre banque ou votre courtier

C’est l’étape la plus importante.

Ne regardez pas uniquement le prix d’un ordre sur Euronext Paris. Le bon intermédiaire dépend des marchés et des montants sur lesquels vous comptez réellement investir.

Nous détaillons nos principaux critères plus bas : frais, change, places boursières, interface et simplicité fiscale.

Étape 2 : remplir la demande d’ouverture

L’établissement vous demande généralement des informations sur :

  • votre identité ;
  • votre domicile ;
  • votre résidence fiscale ;
  • votre situation professionnelle ;
  • l’origine des fonds ;
  • vos connaissances et votre expérience en matière d’investissement.

Ces questions répondent notamment aux obligations réglementaires des établissements financiers.

Étape 3 : transmettre les justificatifs demandés

Une pièce d’identité et différents justificatifs peuvent être demandés selon votre situation et l’établissement.

Le parcours exact varie donc d’un courtier à l’autre.

Étape 4 : répondre au questionnaire investisseur

Le courtier peut évaluer votre connaissance des marchés, notamment avant de vous donner accès à certains instruments complexes.

Ne voyez pas ce questionnaire comme un examen à réussir coûte que coûte. Si vous ne comprenez pas le fonctionnement ou les risques d’un instrument, mieux vaut ne pas chercher à contourner l’avertissement.

Étape 5 : alimenter le compte espèces

Une fois le CTO ouvert, vous effectuez généralement un virement vers le compte espèces associé.

Cet argent n’est pas encore investi. Il constitue simplement la trésorerie disponible pour vos futurs achats.

Étape 6 : passer votre premier ordre

Supposons que vous versiez 5 000 € puis achetiez pour 2 000 € d’un ETF.

Avant variation de marché et hors frais, votre CTO comporte alors :

  • environ 2 000 € de titres ;
  • environ 3 000 € de liquidités.

Vous pourrez ensuite investir le solde progressivement.

Combien faut-il pour ouvrir un CTO ?

Il n’existe pas de montant minimum légal universel pour ouvrir un compte-titres. Les éventuels minima dépendent de l’établissement et du type de compte.

Saxo indique par exemple qu’aucun dépôt minimum n’est requis pour son statut Classic destiné aux particuliers. Bourse Direct permet actuellement l’achat sur CTO à partir de 10 € sur Paris, Amsterdam et Bruxelles, hors frais et taxes.

Mais la vraie question n’est pas seulement : « puis-je investir 50 € ? ». C’est : est-ce économiquement pertinent ?

Si un ordre de 50 € vous coûte 2 €, vous abandonnez immédiatement 4 % du montant en courtage. Le marché doit déjà progresser de plus de 4 % pour simplement compenser ce coût, toutes choses égales par ailleurs.

Pour de petits versements réguliers, privilégiez donc une tarification adaptée aux petits ordres.

Où ouvrir un compte-titres ? Notre sélection 2026

Il existe des dizaines de CTO. Cet article n’a pas vocation à remplacer notre futur comparatif exhaustif des meilleurs comptes-titres.

Pour aller à l’essentiel, voici notre classement actuel pour ouvrir un CTO :

  1. 🥇 Saxo
  2. 🥈 Fortuneo
  3. 🥉 Bourse Direct
  4. BoursoBank
Où ouvrir un compte-titres en 2026 ? Notre sélection
CritèreSaxoFortuneoBourse DirectBoursoBank
Classement🥇 1er🥈 2e🥉 3e4e
Profil idéalInvestisseur recherchant un courtier international très completInvestisseur voulant réunir banque, PEA et CTOInvestisseur sensible aux frais sur EuronextClient BoursoBank privilégiant la centralisation
Actions / ETF+ de 23 000 actions ; + de 7 400 ETF annoncésLarge choix d’actions, ETF et fondsActions, ETF et fonds sur plusieurs marchésActions, ETF et fonds
Tarif indicatif Euronext0,08 %, minimum 2 € sur actions et ETF français (Classic)Starter : 1er ordre mensuel ≤ 500 € à 0 €, puis 0,35 %0,99 € jusqu’à 500 € ; barème dégressif ensuitePlusieurs formules selon le profil
Point fortProfondeur de l’offre et marchés internationauxExcellent compromis banque + BourseTarifs compétitifsIntégration à l’écosystème bancaire
Point de vigilancePlateforme riche, qui demande un peu de prise en mainMoins spécialisé que Saxo pour les besoins internationaux avancésInterface moins moderne que certains concurrentsGrille tarifaire plus complexe et moins agressive selon les usages
DécouvrirVoir SaxoVoir FortuneoVoir Bourse DirectVoir BoursoBank

1. Saxo : notre premier choix pour ouvrir un CTO

Saxo prend la première place de notre sélection.

Le courtier se distingue avant tout par la profondeur de son offre : plus de 23 000 actions sur plus de 50 places boursières, plus de 7 400 ETF sur plus de 30 places et plus de 5 200 obligations sont annoncés.

Les tarifs sont également devenus compétitifs. Pour le statut Classic, Saxo affiche notamment 0,08 % sur les actions et ETF, avec un minimum de 2 € sur les actions et ETF français. Il n’y a pas de dépôt minimum pour ce statut.

C’est donc notre choix privilégié pour l’investisseur qui veut un véritable courtier international, avec beaucoup de latitude et des outils complets.

La contrepartie est logique : une plateforme riche demande davantage de prise en main qu’une interface bancaire minimaliste.

2. Fortuneo : le meilleur compromis banque et Bourse

Fortuneo est particulièrement convaincant si vous souhaitez réunir compte courant, PEA et CTO chez le même établissement.

Son tarif Starter est bien adapté à l’investisseur régulier qui passe de petits ordres : le premier ordre du mois inférieur ou égal à 500 € est actuellement facturé 0 €, puis 0,35 % par ordre sur les marchés concernés.

Fortuneo ne facture par ailleurs ni droits de garde ni frais de tenue de compte sur ses formules actuelles.

Son principal atout n’est donc pas d’être le courtier le plus spécialisé du marché. C’est d’offrir un excellent compromis entre tarifs, simplicité et intégration bancaire.

3. Bourse Direct : des tarifs agressifs sur Euronext

Bourse Direct reste une référence historique du courtage en ligne français.

Sur le CTO, sa grille actuelle facture notamment :

  • 0,99 € jusqu’à 500 € ;
  • 1,90 € entre 500 € et 1 000 € ;
  • 2,90 € entre 1 000 € et 2 000 € ;
  • 3,80 € entre 2 000 € et 4 400 € ;
  • puis 0,09 % au-delà de 4 400 €,

pour les ordres concernés sur Paris, Amsterdam et Bruxelles.

Les droits de garde, frais d’inactivité et frais de tenue de compte sont annoncés à 0 € dans le cadre général présenté par le courtier, hors particularités de certaines places étrangères.

Nous apprécions donc toujours Bourse Direct pour ses tarifs compétitifs. L’interface est en revanche moins séduisante que celles de certains concurrents.

4. BoursoBank : pratique si vous êtes déjà client

BoursoBank reste une option cohérente pour celui qui veut gérer compte bancaire et investissements au même endroit.

L’interface et l’intégration avec l’écosystème BoursoBank constituent ses principaux atouts.

Sa grille tarifaire est toutefois plus complexe, avec plusieurs formules et des conditions qui varient selon les marchés et le profil choisi. Nous lui préférons donc Saxo pour un usage international intensif et Fortuneo pour le compromis banque + Bourse.

Comment choisir son courtier pour ouvrir un CTO ?

Un écart de quelques euros sur le courtage est visible. D’autres coûts le sont beaucoup moins. Pourtant, ils peuvent peser davantage sur votre performance.

Regardez les frais sur vos ordres réels

Imaginez deux investisseurs.

Le premier achète chaque mois 300 € d’un ETF coté à Paris. Le second passe quatre ordres annuels de 10 000 € sur des actions américaines.

Le courtier le moins cher pour le premier peut être médiocre pour le second.

Comparez donc les tarifs avec trois ou quatre ordres représentatifs de votre comportement réel.

N’oubliez pas les frais de change

C’est l’un des critères les plus sous-estimés.

Lorsque vous achetez une action américaine avec des euros, une conversion EUR/USD peut être nécessaire. Le courtage n’est alors qu’une partie de l’addition.

Un courtier affichant un ordre à bas prix mais une conversion de devises coûteuse peut finalement revenir plus cher qu’un concurrent.

Vérifiez les places boursières accessibles

Pour un investisseur en ETF classiques, Paris, Amsterdam ou Xetra peuvent suffire.

Si vous souhaitez acheter des actions américaines, suisses, japonaises ou de petites capitalisations étrangères, vérifiez précisément les places accessibles.

C’est un des points forts de Saxo, qui annonce plus de 50 places boursières pour ses actions.

Vérifiez les investissements disponibles

Actions et ETF sont présents presque partout. Ce n’est pas nécessairement le cas des obligations, options ou contrats à terme.

Plus vous avez des besoins spécifiques, plus ce critère devient important.

Ne sous-estimez pas l’interface

Une bonne interface n’améliore pas la performance d’un ETF. Mais elle réduit les erreurs et rend le suivi plus confortable.

Regardez notamment :

  • la clarté du passage d’ordre ;
  • la qualité de l’application mobile ;
  • les outils de suivi du portefeuille ;
  • les différents types d’ordres ;
  • la disponibilité des documents fiscaux.

Quels frais regarder avant d’ouvrir un compte-titres ?

Un CTO peut cumuler plusieurs catégories de frais :

  • courtage à l’achat et à la vente ;
  • minimum de commission par ordre ;
  • conversion de devises ;
  • éventuels droits de garde ;
  • éventuels frais d’inactivité ou d’abonnement ;
  • données de marché ou outils avancés ;
  • transfert de titres vers un autre établissement ;
  • opérations particulières sur titres.

Les courtiers en ligne ont fait disparaître une bonne partie des droits de garde et frais de tenue de compte autrefois courants. Mais cela ne signifie pas que tous les CTO se valent.

Ne cherchez pas le courtier le moins cher dans l’absolu. Cherchez le moins cher et le plus adapté à votre manière d’investir.

L’IFU : un détail qui compte au moment de déclarer vos revenus

Pour un résident fiscal français, l’imprimé fiscal unique (IFU) est un vrai confort.

Ce document récapitule les éléments fiscaux transmis par l’établissement et facilite la déclaration des revenus et gains concernés.

Lorsque vous détenez plusieurs dizaines de lignes, percevez des dividendes et réalisez des cessions pendant l’année, la qualité du reporting fiscal devient beaucoup plus importante qu’elle ne semblait le jour de l’ouverture.

C’est aussi une raison de ne pas comparer les courtiers uniquement sur quelques centimes de frais.

Pour les titres étrangers, renseignez-vous également sur le traitement des retenues à la source et des conventions fiscales applicables. Le sujet peut devenir technique très vite.

Quelle fiscalité sur un compte-titres ?

Le CTO ne bénéficie pas du régime fiscal privilégié du PEA.

Pour un particulier résident fiscal français, les revenus mobiliers et plus-values mobilières imposables relèvent par défaut du prélèvement forfaitaire unique (PFU), souvent appelé flat tax.

Son taux de droit commun est de 30 % :

  • 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu ;
  • 17,2 % de prélèvements sociaux.

Une option globale pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu peut être plus intéressante dans certaines situations. Elle doit être appréciée sur l’ensemble des revenus concernés, et non titre par titre.

Les moins-values mobilières peuvent également être imputées selon les règles fiscales applicables.

Enfin, les titres étrangers peuvent entraîner des retenues à la source dans leur pays d’origine. Les conventions fiscales cherchent notamment à éviter certaines doubles impositions.

Cette section n’est volontairement qu’un résumé : la fiscalité du CTO mérite un guide dédié. Si votre objectif est d’investir à long terme dans des actions ou ETF éligibles, l’avantage fiscal du PEA justifie généralement de l’étudier en priorité.

Peut-on transférer un compte-titres ?

Oui. Vous n’êtes pas marié à vie avec votre premier courtier.

Un CTO peut être transféré vers un autre établissement sans qu’il soit nécessaire de vendre toutes les lignes. Le nouvel intermédiaire peut généralement vous accompagner dans les démarches.

C’est important fiscalement : un simple transfert des titres n’est pas, en lui-même, une cession matérialisant une plus-value.

En pratique, surveillez cependant :

  • les frais facturés par l’établissement sortant ;
  • les délais de transfert ;
  • la compatibilité de toutes les lignes avec le nouveau courtier ;
  • le transfert correct des prix de revient fiscaux et informations nécessaires.

Certains courtiers proposent ponctuellement de rembourser une partie des frais de transfert. Ne choisissez toutefois pas un CTO pour une promotion temporaire : l’enveloppe peut vous accompagner pendant des décennies.

Peut-on avoir plusieurs comptes-titres ?

Oui, le nombre de CTO détenus par une personne n’est pas limité comme peut l’être le nombre de PEA.

Avoir plusieurs comptes peut être pertinent pour :

  • accéder à des marchés différents ;
  • séparer deux stratégies ;
  • utiliser un courtier spécialisé pour certaines opérations ;
  • ne pas concentrer toute l’activité chez un seul intermédiaire.

Mais chaque compte supplémentaire ajoute du suivi administratif et fiscal.

Pour la plupart des investisseurs, un bon PEA et un bon CTO suffisent déjà largement.

Les erreurs à éviter avant d’ouvrir un CTO

Ouvrir un CTO alors qu’un PEA suffit

Si vous voulez simplement investir à long terme dans un ETF mondial éligible au PEA, commencez par comparer les deux enveloppes.

Renoncer sans raison à l’avantage fiscal du PEA peut coûter cher sur plusieurs décennies.

Choisir uniquement sur les frais de courtage

Un tarif d’appel spectaculaire ne dit rien des frais de change, des marchés accessibles ou de la qualité du reporting fiscal.

Regardez l’addition entière.

Passer des ordres trop petits

Payer 2 € pour investir 50 € signifie partir avec 4 % de retard.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières, mais encore faut-il éviter que les frais ne les assèchent avant leur arrivée.

Confondre liberté et nécessité

Le CTO peut donner accès aux options, contrats à terme et autres instruments complexes.

Vous n’avez aucune obligation de les utiliser.

Un portefeuille d’ETF simples peut être bien plus robuste qu’un assemblage sophistiqué dont vous ne maîtrisez pas les risques.

Utiliser l’effet de levier sans en mesurer les conséquences

Le levier amplifie les gains comme les pertes. Il peut également conduire à perdre très rapidement une part importante du capital.

Pour un investisseur débutant, nous recommandons de rester à l’écart tant que son fonctionnement n’est pas parfaitement compris.

Conclusion : où et comment ouvrir son CTO ?

Ouvrir un compte-titres est aujourd’hui simple. Choisir le bon CTO demande davantage de réflexion.

Si vous débutez et êtes résident fiscal français, commencez par vérifier si le PEA répond déjà à vos besoins. Pour investir à long terme en actions et ETF éligibles, son régime fiscal lui donne un avantage important.

Le CTO devient particulièrement intéressant pour investir sur des actions internationales en direct, accéder à davantage d’ETF ou d’obligations, dépasser le plafond du PEA ou simplement élargir votre terrain de jeu.

Pour le choix de l’établissement, notre classement actuel est le suivant :

  1. Saxo, notre premier choix pour la richesse de l’offre et l’accès aux marchés internationaux ;
  2. Fortuneo, excellent compromis entre banque et Bourse ;
  3. Bourse Direct, très compétitif sur les tarifs ;
  4. BoursoBank, pratique pour les clients qui privilégient la centralisation.

Le classement ne doit cependant pas devenir une boule de cristal. Les tarifs évoluent et votre usage compte davantage qu’une médaille. Le meilleur CTO est celui dont les frais, les marchés accessibles et les fonctionnalités correspondent à votre stratégie réelle.

Les auteurs de LesFinances.fr s’efforcent de proposer des contenus fiables, compréhensibles et régulièrement mis à jour. Malgré le soin apporté à leur rédaction, certaines informations peuvent devenir obsolètes ou contenir des erreurs.

Si vous identifiez une information à corriger ou souhaitez nous transmettre un complément, vous pouvez nous contacter.

Pour une question nécessitant un conseil adapté à votre situation personnelle, vous pouvez également être mis en relation avec un conseiller en gestion de patrimoine.

La Revue patrimoniale

Un regard clair sur l’épargne et l’investissement

Chaque semaine, recevez nos analyses, nos comparatifs et les informations essentielles pour mieux comprendre vos placements.

Gratuit, sans spam. Désinscription en un clic.

Découvrir les dernières newsletters