Le monde de l’épargne évolue constamment. Les banques, assureurs, courtiers et fintech développent de nouvelles solutions, les frais baissent chez les meilleurs acteurs en ligne et l’accès aux marchés financiers s’est considérablement démocratisé.
Pour l’épargnant, cette abondance est une bonne nouvelle. Mais elle crée aussi une difficulté : comment distinguer une bonne solution d’épargne d’une offre simplement bien commercialisée ?
La première erreur serait de chercher « le meilleur placement » dans l’absolu.
Un Livret A est excellent pour conserver une épargne de précaution disponible. Il est beaucoup moins adapté pour rechercher de la performance sur vingt ans. À l’inverse, un portefeuille d’actions peut être pertinent pour préparer sa retraite à long terme, mais totalement inadapté à l’argent destiné à financer un apport immobilier l’année prochaine.
Chaque euro de votre patrimoine doit avoir un métier.
Avant de choisir une enveloppe, un fonds ou un intermédiaire, commencez donc par quatre questions :
- quand aurez-vous besoin de cet argent ?
- doit-il rester disponible à tout moment ?
- quelle baisse temporaire êtes-vous réellement capable d’accepter ?
- quel est votre objectif : précaution, projet immobilier, retraite, transmission, revenus ou croissance du patrimoine ?
Ce n’est qu’ensuite que commence la recherche des meilleurs placements.
Quel mode de gestion pour votre épargne ?
Il existe deux grandes façons de piloter une épargne financière : la gestion libre et la gestion déléguée, souvent appelée gestion pilotée lorsqu’elle est proposée dans une assurance vie ou un plan d’épargne retraite.
Afin de savoir vers quel mode vous tourner, posez-vous une question simple : avez-vous envie et êtes-vous capable de choisir vous-même vos investissements, votre niveau de risque et votre allocation ?
Si vous hésitez, consultez notre guide consacré au choix entre gestion libre et gestion déléguée.
La gestion libre : garder la main et maîtriser les frais
En gestion libre, vous choisissez vous-même vos placements.
Cette approche est devenue beaucoup plus accessible avec la démocratisation des ETF (Exchange Traded Funds), ces fonds cotés qui permettent notamment de suivre de grands indices boursiers à faibles frais.
Il n’est plus nécessaire de sélectionner trente actions ou quinze fonds pour obtenir un portefeuille diversifié. Quelques fonds bien choisis peuvent suffire.
La gestion libre présente plusieurs avantages :
- vous gardez le contrôle de votre allocation ;
- vous choisissez précisément les fonds dans lesquels vous investissez ;
- vous pouvez généralement réduire les frais ;
- vous évitez de payer un service de gestion dont vous n’avez peut-être pas besoin.
Mais la liberté a son revers. Il faut comprendre ce que vous achetez et, surtout, savoir ne rien faire lorsque ne rien faire est la bonne décision.
Changer d’allocation tous les trois mois au gré de l’actualité économique est rarement une bonne méthode.
La gestion pilotée : déléguer les décisions d’investissement
Si vous ne souhaitez pas sélectionner vous-même vos fonds, la gestion pilotée peut être pertinente.
Des acteurs comme Yomoni, Ramify, Nalo ou Goodvest proposent des assurances vie dont la gestion financière est largement déléguée. Après avoir déterminé votre profil de risque, l’allocation est construite et pilotée pour vous.
Ces fintech ont contribué à moderniser le marché : expérience numérique soignée, allocations largement diversifiées, utilisation fréquente d’ETF et tarification plus lisible que celle de nombreux établissements historiques.
Elles ne promettent évidemment pas une performance supérieure. Des frais plus faibles améliorent les conditions de départ ; ils ne permettent pas de connaître les performances futures.
Notre comparatif des meilleures gestions pilotées détaille les principales offres du marché.
Quand faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine ?
La question devient différente lorsque votre besoin dépasse le simple choix de quelques fonds.
Un conseiller en gestion de patrimoine peut notamment être utile lorsqu’il faut articuler :
- placements financiers et immobilier ;
- fiscalité personnelle ;
- préparation de la retraite ;
- transmission ;
- protection du conjoint ;
- régime matrimonial ;
- patrimoine privé et patrimoine professionnel ;
- rémunération d’un dirigeant ou organisation d’une société.
Choisir un ETF est une décision d’investissement. Organiser un patrimoine est une décision beaucoup plus large.
Quel placement choisir selon votre objectif ?
Le bon réflexe consiste à partir de l’objectif plutôt que du nom du placement.
Un patrimoine peut d’ailleurs parfaitement comporter plusieurs poches ayant chacune une fonction différente : liquidités de précaution, projets à moyen terme, investissement en actions à long terme, retraite, immobilier et transmission.
| Objectif | Solutions à étudier | Horizon | Niveau de risque | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|
| Épargne de précaution | Livret A, LDDS, LEP si éligible | Court terme | Très faible | Immédiate |
| Projet à quelques années | Livrets, fonds en euros et éventuellement fonds obligataires selon l’horizon | Court à moyen terme | Faible à modéré | Bonne |
| Investir en actions | PEA, CTO, assurance vie | Long terme | Élevé | Variable selon l’enveloppe |
| Diversifier un patrimoine | Assurance vie : fonds en euros, ETF, fonds actions, obligataires, immobilier… | Moyen à long terme | Modulable | Bonne |
| Préparer la retraite | PER, assurance vie, PEA selon la situation | Long terme | Modulable | PER contraignant ; autres enveloppes plus souples |
| Immobilier sans gestion locative directe | SCPI et autres fonds immobiliers selon l’enveloppe | Long terme | Modéré à élevé | Liquidité plus limitée |
Livrets : pour l’argent qui doit rester disponible
L’épargne de précaution n’a pas vocation à battre les marchés financiers.
Elle doit avant tout être disponible, sûre et simple.
Le Livret A, le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) et, pour les personnes éligibles, le Livret d’épargne populaire (LEP) remplissent très bien cette fonction.
Leur rendement peut paraître modeste face aux performances de certaines classes d’actifs sur longue période. Mais comparer un livret à un portefeuille d’actions revient à comparer un parapluie à une paire de chaussures de randonnée : ils ne servent pas au même moment.
Une réserve de précaution évite surtout d’avoir à vendre des investissements risqués au mauvais moment pour financer une dépense imprévue.
PEA et CTO : pour investir directement sur les marchés
Pour investir en actions et en ETF, deux enveloppes occupent une place centrale : le plan d’épargne en actions (PEA) et le compte-titres ordinaire (CTO).
Le PEA bénéficie d’une fiscalité avantageuse après cinq ans et permet aujourd’hui de construire des allocations très diversifiées grâce aux ETF éligibles.
Le CTO offre un univers d’investissement beaucoup plus vaste : actions internationales, ETF, obligations en direct, foncières cotées et de nombreux autres titres.
Pour comprendre les différentes façons de construire un portefeuille, consultez également notre guide comment investir en bourse.
Assurance vie : une enveloppe particulièrement polyvalente
L’assurance vie peut accueillir des investissements très différents : fonds en euros, ETF, fonds actions, fonds obligataires, immobilier et parfois titres vifs ou fonds non cotés selon les contrats.
Elle permet donc d’adapter le niveau de risque à différents objectifs.
Sa fiscalité devient particulièrement intéressante dans la durée et elle dispose également d’un cadre spécifique pour la transmission.
Cette polyvalence explique pourquoi elle reste une enveloppe centrale dans de nombreux patrimoines français.
PER : intéressant pour la retraite, mais pas automatiquement
Le plan d’épargne retraite (PER) est destiné à préparer la retraite.
Son principal intérêt fiscal tient à la possibilité, sous conditions et dans certaines limites, de déduire les versements volontaires du revenu imposable. Cet avantage peut être puissant pour certains contribuables.
Mais l’épargne est en principe bloquée jusqu’à la retraite, hors cas de déblocage anticipé prévus par la réglementation.
Un avantage fiscal ne transforme donc pas automatiquement une enveloppe en bon placement. La disponibilité de l’argent, votre taux d’imposition actuel et celui anticipé à la retraite doivent également être pris en compte.
Assurance vie : les meilleurs contrats en ligne font la différence
Tous les contrats d’assurance vie ne se valent pas, loin s’en faut.
Certaines offres anciennes ou distribuées dans les réseaux bancaires traditionnels cumulent encore frais sur versement, frais de gestion élevés et choix limité de fonds. À l’inverse, les meilleurs contrats en ligne affichent généralement 0 % de frais sur versement et des frais annuels de gestion beaucoup plus raisonnables.
Avant de souscrire, il est donc essentiel de comparer. Notre sélection des meilleures assurances vie passe en revue les contrats que nous jugeons les plus intéressants.
En gestion libre : regardez les frais, mais aussi les fonds disponibles
Un contrat avec 1 000 fonds n’est pas nécessairement meilleur qu’un contrat qui en propose 500.
Le nombre brut impressionne sur une brochure commerciale. Ce qui compte réellement est de disposer des bonnes briques pour construire votre allocation :
- ETF diversifiés et peu coûteux ;
- fonds actions et obligataires de qualité ;
- fonds en euros compétitif ;
- fonds immobiliers si vous souhaitez cette exposition ;
- éventuellement titres vifs et fonds de private equity ;
- options de gestion réellement utiles.
Parmi les contrats à étudier de près en gestion libre figurent notamment Linxea Spirit 2, Lucya CNP, Lucya Cardif et Linxea Avenir 2.
Les différences de frais deviennent considérables avec le temps. Quelques dixièmes de point par an peuvent sembler anecdotiques sur un relevé annuel. Sur vingt ou trente ans, l’effet boule de neige travaille également contre vous lorsque les frais sont trop élevés.
Gestion libre ou gestion pilotée ?
Les meilleurs acteurs ne sont pas nécessairement les mêmes selon le mode de gestion recherché.
| Vous recherchez… | Acteurs ou contrats à étudier | Notre lecture |
|---|---|---|
| Gestion libre | Linxea Spirit 2, Lucya CNP, Lucya Cardif, Linxea Avenir 2 | Pour choisir vous-même vos ETF et fonds, avec des contrats en ligne très compétitifs. |
| Gestion pilotée généraliste | Yomoni, Ramify, Nalo | Pour déléguer l’allocation et les rééquilibrages sans sélectionner vous-même les investissements. |
| Gestion pilotée orientée investissement responsable | Goodvest | Une offre construite autour de critères environnementaux et responsables, avec un univers d’investissement plus filtré. |
Pour un épargnant autonome, les contrats de Linxea ou Lucya permettent de choisir directement ses fonds et ETF.
À l’inverse, Yomoni, Ramify et Nalo se sont spécialisés dans la gestion pilotée. Goodvest occupe une place particulière avec une approche centrée sur les enjeux environnementaux et l’investissement responsable.
Si vous hésitez entre les deux approches, notre article sur la gestion libre ou gestion déléguée vous aidera à choisir.
Banque en ligne, courtier spécialisé ou fintech : où placer votre épargne ?
Pendant longtemps, l’épargnant français concentrait presque tout dans sa banque : compte courant, livrets, assurance vie, PEA et parfois même placements immobiliers.
Internet a fait voler ce modèle en éclats.
Il est désormais possible de sélectionner un intermédiaire différent pour chaque usage et, dans la majorité des cas, c’est précisément ce que nous recommandons.
| Intermédiaire | Points forts | Limites | À privilégier pour… |
|---|---|---|---|
| Banque traditionnelle | Relation bancaire globale ; peut être compétitive ponctuellement pour un crédit immobilier. | Frais d’investissement souvent élevés et choix de fonds fréquemment plus restreint. | Éventuellement le crédit immobilier lorsqu’elle propose la meilleure offre. |
| Banque en ligne | Frais bancaires faibles, services numériques efficaces, certaines excellentes offres de PEA/CTO et parfois d’assurance vie. | Toutes ne sont pas compétitives sur toutes les enveloppes. | Compte courant, carte bancaire, livrets, PEA/CTO et parfois crédit immobilier. |
| Courtier spécialisé | Tarifs compétitifs, large choix, expertise de l’enveloppe concernée. | Moins adapté pour centraliser les services bancaires du quotidien. | Assurance vie, PER, PEA, CTO et autres placements spécialisés. |
| Fintech d’investissement | Expérience numérique, parcours simple, gestion pilotée et allocations diversifiées. | Gestion souvent moins personnalisable qu’en gestion libre. | Déléguer la gestion d’une assurance vie ou d’une allocation financière. |
| Conseiller en gestion de patrimoine | Vision globale : allocation, fiscalité, immobilier, retraite, transmission, patrimoine professionnel. | La qualité et le modèle de rémunération doivent être examinés attentivement. | Situations patrimoniales nécessitant une stratégie globale plutôt que le seul choix d’un fonds. |
Les banques traditionnelles : généralement à éviter pour investir
Pour l’épargne financière, nous évitons généralement les banques traditionnelles.
La raison est prosaïque : les frais sont trop souvent élevés.
Frais sur versement en assurance vie, frais de gestion, droits de garde, courtage plus coûteux, fonds chargés en frais… Quelques lignes tarifaires apparemment anodines finissent par grignoter une partie significative de la performance.
Et le problème ne s’arrête pas aux frais.
Les réseaux traditionnels distribuent souvent une gamme d’investissements plus étroite, fréquemment construite autour des fonds de leur propre groupe. Le choix n’est donc pas toujours effectué dans un univers véritablement ouvert.
Le principal cas où une banque traditionnelle peut encore mériter une place dans votre organisation financière est le crédit immobilier, notamment lorsqu’elle propose le meilleur financement ou exige une relation bancaire en contrepartie.
Même sur ce terrain, elle n’a plus de monopole : certaines banques en ligne proposent elles aussi du crédit immobilier.
Il n’y a donc aucune raison de conserver une assurance vie médiocre pendant vingt ans simplement parce que la même banque vous a accordé votre prêt immobilier.
Les banques en ligne : excellentes pour les services bancaires et parfois l’investissement
Les banques en ligne affichent généralement des tarifs bien plus faibles pour le compte courant et les opérations bancaires courantes.
Elles peuvent aussi proposer de très bonnes solutions d’investissement.
Certaines sont particulièrement compétitives pour le PEA ou le CTO. D’autres proposent des assurances vie intéressantes.
N’hésitez pas à consulter notre comparatif des banques en ligne pour davantage d’informations.
La frontière entre banque en ligne et courtier spécialisé est d’ailleurs moins importante que le résultat final : regardez les frais, l’univers d’investissement et la qualité du service plutôt que l’étiquette sur la porte.
Les courtiers spécialisés : souvent les meilleurs pour l’investissement
Un courtier spécialisé concentre son offre sur un domaine particulier.
Linxea s’est par exemple imposé sur l’assurance vie et le PER. Des courtiers en bourse comme Fortuneo, Saxo ou Bourse Direct se distinguent sur le PEA et le CTO selon les profils d’investisseurs.
La spécialisation permet souvent d’obtenir :
- davantage de choix ;
- des frais plus faibles ;
- des outils plus adaptés ;
- une expertise plus poussée du placement concerné.
Pour investir en bourse, les investisseurs les plus actifs ou ceux souhaitant maîtriser leurs coûts ont donc tout intérêt à comparer les courtiers spécialisés et les meilleures banques en ligne.
Les fintech : une nouvelle façon de déléguer son épargne
Yomoni, Ramify, Nalo ou Goodvest ont construit leur offre autour d’une expérience entièrement numérique.
Leur terrain de prédilection est notamment la gestion pilotée.
Elles s’adressent aux épargnants qui souhaitent bénéficier d’une allocation diversifiée sans choisir eux-mêmes les ETF et fonds composant leur portefeuille.
Leur force tient moins à une prétendue capacité à prédire les marchés qu’à une organisation simple : profil de risque, allocation, rééquilibrages et suivi depuis une interface en ligne.
Comment reconnaître une bonne solution d’épargne ?
Comparer les noms des établissements ne suffit pas.
Une bonne méthode consiste à examiner systématiquement quelques critères. Cette grille fonctionne aussi bien pour une assurance vie que pour un PEA, un PER ou un compte-titres.
1. Regardez tous les frais
Les frais les plus visibles ne sont pas toujours les plus importants.
Selon l’enveloppe, vérifiez notamment :
- frais sur versement ;
- frais annuels de gestion ;
- frais de courtage ;
- frais des fonds détenus ;
- frais d’arbitrage ;
- frais de gestion pilotée ;
- frais de change éventuels.
Un écart de 1 % par an paraît faible. Pourtant, appliqué année après année à un capital qui fructifie, il devient considérable.
Les frais composent eux aussi. Simplement, ils composent au bénéfice de l’intermédiaire plutôt qu’au vôtre.
2. Vérifiez la qualité des fonds accessibles
Ne vous laissez pas hypnotiser par le nombre de lignes d’un catalogue.
Un contrat affichant 1 500 fonds médiocres n’a aucun avantage sur un contrat plus sélectif donnant accès aux ETF et fonds dont vous avez réellement besoin.
Demandez-vous plutôt :
- puis-je construire une allocation mondiale diversifiée ?
- les ETF intéressants sont-ils accessibles ?
- existe-t-il un bon fonds en euros si j’en ai besoin ?
- puis-je accéder aux classes d’actifs utiles à ma stratégie ?
3. Analysez la fiscalité sans en faire une religion
La fiscalité compte.
Le PEA, l’assurance vie, le PER et le CTO ne sont pas interchangeables. Mais ne laissez jamais la fiscalité conduire seule la voiture.
Un fonds médiocre et très chargé en frais ne devient pas excellent parce qu’il est logé dans une enveloppe fiscalement avantageuse.
Le bon ordre consiste généralement à définir votre objectif et votre allocation, puis à rechercher l’enveloppe fiscale adaptée.
4. Vérifiez quand vous pourrez récupérer l’argent
C’est un critère beaucoup plus important qu’il n’y paraît.
Un placement peut être performant sur le papier et néanmoins être inadapté si vous avez besoin du capital avant l’horizon prévu.
L’épargne de précaution doit être disponible immédiatement. Le PER est, à l’inverse, conçu pour la retraite et reste en principe bloqué jusque-là.
Entre les deux, PEA, assurance vie, CTO et placements immobiliers présentent chacun leurs propres contraintes.
5. Ne négligez pas l’intermédiaire
Une tarification excellente ne suffit pas si l’établissement devient un parcours du combattant au premier arbitrage inhabituel.
Regardez également :
- qualité du service clients ;
- ergonomie du site et de l’application ;
- clarté des relevés ;
- rapidité de traitement ;
- solidité de l’assureur ou de l’établissement teneur de compte ;
- qualité des informations fournies.
Sur vingt ans, vous aurez probablement besoin du service clients un jour ou l’autre.
6. Préférez une stratégie compréhensible
Un patrimoine n’est pas meilleur parce qu’il contient quinze enveloppes, quarante fonds et trois applications.
La sophistication est parfois nécessaire. Mais elle peut également masquer l’absence de stratégie.
Vous devriez être capable d’expliquer en quelques phrases pourquoi chaque grande poche de votre patrimoine existe.
Si vous n’y arrivez pas, il est peut-être temps de simplifier.
Faut-il concentrer toute son épargne au même endroit ?
Non.
Vous pouvez parfaitement utiliser plusieurs établissements :
- une banque en ligne pour votre compte courant ;
- une autre banque ou un courtier pour votre PEA ;
- un courtier spécialisé pour votre assurance vie ;
- une seconde assurance vie auprès d’un autre assureur ;
- une fintech pour une poche en gestion pilotée.
Cette organisation permet de sélectionner les meilleures solutions plutôt que d’accepter par défaut tout le catalogue d’un seul établissement.
Elle permet également de diversifier les assureurs, les fonds en euros et les univers d’investissement lorsque vous détenez plusieurs assurances vie.
Il faut néanmoins conserver une limite raisonnable. Ouvrir dix comptes simplement parce qu’une offre promotionnelle apparaît chaque mois finit par rendre le patrimoine illisible.
La bonne logique n’est donc ni la concentration absolue, ni la collection.
Votre banque n’a aucune raison d’être le supermarché obligatoire de votre patrimoine.
Sélectionnez chaque intermédiaire pour ce qu’il sait réellement bien faire : compte courant, crédit immobilier, PEA, assurance vie, PER ou gestion pilotée.
C’est probablement l’un des plus grands changements apportés par la finance en ligne : l’épargnant n’est plus captif de l’établissement qui tient son compte courant.
À condition, bien sûr, de savoir ce qu’il recherche.

