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SIIC : comment investir dans les foncières cotées françaises ?

Guide des SIIC : définition, régime fiscal, principales foncières cotées françaises, avantages, risques, fiscalité et différences avec les SCPI et les REIT.

Par Ludovic Chaput
SIIC Société d'investissement immobilier cotée

Les SIIC (Sociétés d’investissement immobilier cotées) permettent d’investir en Bourse dans des sociétés dont le métier consiste principalement à détenir et exploiter des immeubles. Bureaux, centres commerciaux, entrepôts logistiques, hôtels ou logements : en achetant une action de SIIC, vous devenez indirectement copropriétaire d’un vaste patrimoine immobilier géré par des professionnels.

Mais une précision s’impose d’emblée : SIIC, foncière cotée et REIT ne sont pas trois synonymes parfaits.

Une foncière cotée est une catégorie économique très large. Une SIIC est une société immobilière cotée qui a opté pour un régime fiscal français spécifique, créé en 2003 et encadré par l’article 208 C du Code général des impôts. Quant aux REIT (Real Estate Investment Trusts), ils désignent notamment le régime américain dont le modèle français s’est inspiré.

Cet article est donc consacré avant tout aux SIIC françaises : leur fonctionnement, les principales sociétés, leur fiscalité, les critères pour les analyser et les différentes façons d’y investir.

SIIC, foncière cotée et REIT : quelles différences ?

Commençons par mettre les bons mots sur les bonnes choses.

Une foncière cotée est une société cotée en Bourse dont l’activité principale consiste à détenir, exploiter et parfois développer un patrimoine immobilier. Le terme ne présume pas à lui seul de son régime fiscal.

Une SIIC est une foncière cotée répondant aux conditions du régime français des Sociétés d’investissement immobilier cotées. Le statut est donc fiscal et juridique, pas simplement commercial.

Un REIT est un véhicule immobilier coté répondant à un régime spécifique dans certains pays, en particulier aux États-Unis. Le principe général ressemble à celui des SIIC : une fiscalité favorable au niveau de la société en contrepartie d’obligations de distribution. Les règles précises diffèrent cependant d’un pays à l’autre.

SIIC, foncière cotée et REIT : trois notions proches mais différentes.
TermeDéfinitionPérimètreParticularité
Foncière cotéeSociété cotée dont l’activité principale est immobilièreMondeTerme économique générique ; ne désigne pas un régime fiscal unique
SIICSociété d’investissement immobilier cotée ayant opté pour le régime de l’article 208 C du CGIFranceExonération d’IS sur les activités éligibles contre obligations de distribution
REITReal Estate Investment Trust relevant d’un régime immobilier spécifiqueNotamment États-Unis ; variantes dans de nombreux paysLogique proche des SIIC, mais règles propres à chaque juridiction

Dans la suite de cet article, lorsque nous parlons de SIIC, nous parlons bien des sociétés relevant du régime français. Lorsque nous évoquons l’immobilier coté mondial ou européen au sens large, nous utiliserons plutôt le terme de foncières cotées.

Comment fonctionne le régime fiscal des SIIC ?

Le régime SIIC existe en France depuis 2003.

Pour y être éligible, une société doit notamment être cotée sur un marché réglementé, disposer d’un capital social d’au moins 15 millions d’euros et avoir pour objet principal l’acquisition ou la construction d’immeubles en vue de leur location, ou la détention de participations dans des sociétés immobilières répondant aux conditions prévues par le Code général des impôts.

L’intérêt du régime est majeur : la SIIC peut être exonérée d’impôt sur les sociétés sur la fraction de son résultat provenant de ses activités immobilières éligibles.

Cette exonération n’est pas un cadeau sans contrepartie. La société doit redistribuer une grande partie de ses bénéfices exonérés :

  • 95 % des bénéfices provenant des locations, avant la fin de l’exercice suivant ;
  • 70 % des plus-values éligibles réalisées lors de certaines cessions immobilières, avant la fin du deuxième exercice suivant ;
  • 100 % de certains dividendes reçus de filiales ayant elles-mêmes opté pour le régime, au cours de l’exercice suivant leur perception.

Cette mécanique explique pourquoi les SIIC sont traditionnellement associées aux valeurs de rendement : une part importante des flux immobiliers remonte jusqu’aux actionnaires.

Attention toutefois à une confusion fréquente : l’exonération concerne la SIIC sur son secteur exonéré, pas l’actionnaire particulier. Lorsque vous percevez un dividende sur votre compte-titres, celui-ci est soumis à la fiscalité applicable à votre situation.

Autrement dit, le régime évite une partie de la taxation au niveau de la société, mais il ne rend pas le dividende magique ni défiscalisé.

Pourquoi investir dans des SIIC ?

Déléguer toute la gestion immobilière

Quiconque a déjà réalisé un investissement immobilier locatif connaît l’envers du décor : recherche du bien, financement, travaux, locataires, impayés, comptabilité, sinistres et arbitrages.

Avec une SIIC, vous achetez une action.

Les équipes de la société sélectionnent les immeubles, négocient les acquisitions, recherchent les locataires, financent le patrimoine, rénovent les actifs et arbitrent les immeubles devenus moins intéressants.

Vous déléguez donc la gestion à des professionnels.

Diversifier son patrimoine immobilier

Une SIIC peut posséder des dizaines, voire des centaines d’immeubles.

Surtout, le marché français permet d’accéder à des profils très différents :

  • Argan est spécialisée dans la logistique ;
  • Gecina est fortement exposée aux bureaux et au résidentiel en région parisienne ;
  • Klépierre, Carmila et Mercialys sont très présentes dans les centres commerciaux ;
  • Covivio est diversifiée entre bureaux, hôtels et résidentiel ;
  • Covivio Hotels est spécialisée dans l’hôtellerie.

Cette diversité est importante. Parler « d’immobilier » comme d’un bloc homogène revient un peu à parler « des actions » sans distinguer une banque d’un fabricant de semi-conducteurs.

Acheter de l’immobilier avec quelques centaines d’euros

Un appartement nécessite généralement plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’euros, même avec un crédit.

Une action de SIIC s’achète pour quelques dizaines ou centaines d’euros selon son cours.

Cela permet de construire progressivement une exposition immobilière sans mobiliser une somme considérable dès le départ.

Une liquidité bien supérieure à l’immobilier physique

Les SIIC sont cotées. Les grandes valeurs telles que Unibail-Rodamco-Westfield, Klépierre, Gecina ou Covivio peuvent être achetées et revendues pendant les heures d’ouverture du marché.

Cette liquidité constitue un avantage considérable face à un appartement ou à certaines formes d’immobilier collectif.

Elle n’est toutefois pas uniforme : une petite SIIC peu échangée peut présenter un carnet d’ordres beaucoup moins profond qu’une grande capitalisation.

Des frais de transaction faibles

Acheter une SIIC sur un compte-titres ordinaire revient à acheter une action.

Chez les courtiers compétitifs, les frais d’ordre représentent une petite fraction de la transaction. Il n’y a ni frais de notaire ni commission d’acquisition immobilière comparable à celle d’un achat physique.

Quelles sont les principales SIIC françaises ?

Le marché français compte plusieurs dizaines de foncières cotées et le périmètre des indices évolue régulièrement. L’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF) a d’ailleurs revu la nomenclature de ses indices en mai 2026.

Plutôt que de reproduire une photographie ancienne de l’indice, nous présentons ci-dessous les principales SIIC françaises à connaître, avec leur spécialisation immobilière.

Sélection des principales SIIC françaises à connaître en 2026. Cette liste n’est ni exhaustive ni un classement.
SIICISINImmobilier dominantProfil
Unibail-Rodamco-WestfieldFR0013326246Centres commerciauxGrande foncière paneuropéenne, également exposée aux États-Unis
KlépierreFR0000121964Centres commerciauxCentres commerciaux dans plusieurs pays européens
GecinaFR0010040865Bureaux et résidentielPatrimoine fortement concentré en région parisienne
CovivioFR0000064578Bureaux, hôtels, résidentielFoncière diversifiée à l’échelle européenne
IcadeFR0000035081BureauxPatrimoine tertiaire ; profil en transformation
ArganFR0010481960LogistiqueEntrepôts et plateformes logistiques en France
CarmilaFR0010828137Centres commerciauxGaleries commerciales, notamment attenantes à des hypermarchés Carrefour
MercialysFR0010241638Centres commerciauxCommerce de proximité et centres commerciaux
FreyFR0010588079CommerceParcs commerciaux et destinations de shopping
Covivio HotelsFR0000060303HôtelsImmobilier hôtelier en Europe
Foncière INEAFR0010341032BureauxBureaux principalement dans les grandes métropoles régionales
Patrimoine & CommerceFR0011027135CommerceRetail parks et commerces de périphérie
Société de la Tour EiffelFR0000036816Bureaux / immobilier tertiairePatrimoine tertiaire en France
Immobilière DassaultFR0000033243Immobilier parisienPatrimoine principalement situé à Paris
ParefFR0010263202DiversifiéInvestissement et gestion immobilière

Cette liste n’est pas un classement des « meilleures SIIC ».

Deux sociétés relevant du même régime fiscal peuvent avoir des profils radicalement différents. Argan dépend de la demande d’entrepôts logistiques ; Gecina de l’immobilier parisien ; Klépierre de la fréquentation et de la qualité de ses centres commerciaux ; Covivio Hotels de l’activité hôtelière.

Le statut SIIC vous dit comment fonctionne la fiscalité de la société. Il ne vous dit pas si son action est chère, si son bilan est solide ou si ses immeubles sont de qualité.

Comment analyser une SIIC avant d’investir ?

Acheter une SIIC uniquement parce que son dividende affiche 7 % ou 8 % est une erreur classique.

Un rendement élevé peut signaler une action bon marché. Mais il peut aussi refléter l’anticipation d’une baisse du dividende ou de difficultés financières. Le thermomètre n’est pas le traitement.

L’actif net réévalué et la décote

L’actif net réévalué (ANR) cherche à mesurer la valeur du patrimoine immobilier de la société, diminuée notamment de sa dette et des autres éléments pertinents.

Le cours de Bourse peut se négocier avec une décote ou une surcote par rapport à cet ANR.

Une décote importante peut constituer une opportunité si le marché est trop pessimiste. Elle peut également être parfaitement rationnelle si les investisseurs anticipent une baisse de la valeur des immeubles ou une dégradation des résultats.

Le taux d’occupation

Un bel immeuble vide ne paie pas de dividende.

Regardez donc le taux d’occupation du patrimoine, sa variation et la qualité des locataires.

Un taux élevé et stable traduit généralement une bonne demande locative, même s’il faut toujours replacer ce chiffre dans le contexte du secteur.

L’évolution des loyers

Les revenus locatifs constituent le carburant économique de la SIIC.

Il faut étudier :

  • l’évolution des loyers à périmètre constant ;
  • l’indexation des baux ;
  • les renouvellements ;
  • les franchises consenties ;
  • les acquisitions et cessions.

Une hausse du chiffre d’affaires liée à une grosse acquisition financée par dette n’a pas la même qualité qu’une croissance organique des loyers.

L’endettement et le ratio LTV

Les foncières utilisent largement la dette.

Le ratio loan-to-value (LTV) rapporte généralement la dette financière nette à la valeur du patrimoine. Plus il augmente, plus le levier financier devient important.

Regardez également :

  • le coût moyen de la dette ;
  • sa maturité ;
  • la proportion de dette à taux fixe ou couverte ;
  • le calendrier de refinancement.

Une SIIC très endettée peut souffrir rapidement lorsque les taux remontent.

Le résultat récurrent et le dividende

Pour une foncière, le bénéfice comptable classique peut être perturbé par les variations de valeur des immeubles.

Les investisseurs suivent donc particulièrement les indicateurs de résultat récurrent et de flux de trésorerie publiés par les sociétés.

Enfin, comparez le dividende aux résultats réellement générés. Un dividende généreux n’est intéressant que s’il est soutenable.

Quels sont les risques des SIIC ?

La volatilité boursière

Une SIIC reste une action.

Son cours peut perdre 20 %, 30 % ou davantage en quelques mois. Le prix d’un appartement semble plus stable essentiellement parce que personne ne vient afficher sa valeur sur un écran toutes les secondes.

La cotation rend la volatilité visible ; elle ne la crée pas entièrement.

La hausse des taux d’intérêt

Les taux agissent sur les SIIC par deux canaux.

D’une part, une hausse des taux peut faire monter le coût de la dette.

D’autre part, elle augmente le rendement attendu par les investisseurs immobiliers, ce qui peut exercer une pression à la baisse sur la valeur des immeubles.

La période de remontée brutale des taux après 2022 a rappelé à quel point ce mécanisme pouvait peser sur les foncières.

L’endettement

L’effet de levier améliore le rendement des fonds propres lorsque tout va bien. Il amplifie aussi les problèmes lorsque les valeurs immobilières reculent ou que le refinancement devient coûteux.

Le risque sectoriel

Les bureaux sont confrontés au télétravail et à l’évolution des usages. Les centres commerciaux dépendent de la consommation et de l’attractivité des sites. Les hôtels sont cycliques. La logistique dépend du commerce et de l’organisation des chaînes d’approvisionnement.

Toutes les SIIC ne vivent pas le même cycle immobilier.

SIIC ou SCPI : quelles différences ?

Les Sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) et les SIIC permettent toutes deux d’investir indirectement dans un patrimoine immobilier géré par des professionnels.

Mais leur fonctionnement est très différent.

SIIC ou SCPI : deux manières très différentes d’investir indirectement dans l’immobilier.
CritèreSIICSCPI
NatureAction d’une société immobilière cotéePart d’un véhicule immobilier non coté
PrixCours de Bourse en continuPrix de part déterminé selon les règles de la SCPI
LiquiditéÉlevée pour les grandes capitalisations ; variable selon le titreVariable ; la revente peut prendre du temps
Volatilité visibleForte : cotation en continuPlus lissée : valorisations périodiques
Frais d’acquisitionFrais d’ordre de BourseVariables ; certaines SCPI appliquent des commissions de souscription élevées
Fiscalité en directValeurs mobilières dans un CTOPrincipalement revenus fonciers pour l’immobilier français détenu en direct
EndettementEffet de levier au niveau de la sociétéEndettement possible au niveau du véhicule, selon sa stratégie
PEAActions SIIC non éligiblesNon éligible

La différence de volatilité mérite une attention particulière.

Une SCPI est valorisée périodiquement. Une SIIC est cotée en continu. Il est donc normal que la seconde donne l’impression de bouger beaucoup plus.

Cela ne signifie pas que les immeubles détenus par une SCPI ne changent jamais de valeur. Une fréquence de cotation plus faible lisse la perception du risque ; elle ne fait pas disparaître le risque économique.

Comment investir dans les SIIC ?

Acheter des SIIC en direct avec un compte-titres

Le compte-titres ordinaire (CTO) est l’enveloppe la plus naturelle.

Vous pouvez sélectionner directement Gecina, Covivio, Klépierre, Argan ou d’autres SIIC, passer vos ordres en Bourse et construire votre propre portefeuille.

Le CTO n’impose pas de plafond de versement et permet d’accéder très largement aux actions cotées.

En contrepartie, les dividendes et plus-values réalisées sont fiscalisés selon le régime du compte-titres.

Détenir certaines SIIC dans une assurance vie

Quelques assurances vie donnent accès à des actions de foncières cotées en unités de compte.

L’intérêt est fiscal : les dividendes et plus-values restent dans l’enveloppe et ne déclenchent pas, à chaque mouvement, l’imposition personnelle qui s’appliquerait sur un CTO.

Mais il faut regarder les conditions du contrat :

  • toutes les SIIC ne sont pas nécessairement référencées ;
  • des frais annuels sur UC s’appliquent ;
  • les modalités de réinvestissement des dividendes dépendent du contrat ;
  • les ordres ne sont pas exécutés comme sur un compte de courtage en temps réel.

L’assurance vie peut donc être intéressante, mais elle n’est pas automatiquement supérieure au CTO. Tout dépend des frais, de votre horizon et de votre fiscalité.

Passer par un fonds de foncières cotées

Vous pouvez aussi investir dans un fonds ou un ETF consacré à l’immobilier coté.

Attention au vocabulaire : un ETF de foncières européennes ou mondiales n’est pas un ETF de SIIC françaises.

Il pourra contenir quelques SIIC françaises, mais également des foncières allemandes, britanniques, espagnoles, suisses ou des REIT d’autres pays.

Cette solution diversifie davantage géographiquement, mais elle répond à un objectif différent d’un portefeuille concentré sur les SIIC françaises.

Peut-on investir dans des SIIC avec un PEA ?

Non, les actions de SIIC ne sont pas éligibles au Plan d’épargne en actions (PEA).

Le Code monétaire et financier exclut les actions de SIIC et les sociétés foncières européennes comparables de l’univers des titres pouvant être inscrits directement dans un PEA.

Vous ne pouvez donc pas acheter directement une action Gecina ou Klépierre dans votre PEA simplement parce que la société est française ou européenne.

Il faut également être prudent avec les anciens articles évoquant des ETF immobiliers synthétiques éligibles au PEA : les gammes d’ETF évoluent, fusionnent et changent parfois d’éligibilité. Si votre objectif est spécifiquement d’investir dans des SIIC françaises, le CTO reste la voie la plus directe.

Quelle fiscalité pour les SIIC ?

La fiscalité dépend avant tout de l’enveloppe dans laquelle vous détenez vos actions.

Fiscalité des SIIC dans un compte-titres

Dans un CTO, les plus-values de cession et les dividendes sont soumis par défaut au régime fiscal des valeurs mobilières applicable à l’investisseur.

Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) demeure le régime de référence, sous réserve de la législation applicable à l’année de perception et de la situation du contribuable.

Une particularité importante concerne les dividendes de SIIC : la fraction distribuée provenant de bénéfices exonérés d’impôt sur les sociétés n’est pas éligible à l’abattement de 40 % applicable à certains dividendes lorsque le contribuable opte pour le barème progressif.

C’est une différence importante avec le dividende d’une société française ordinaire pleinement imposée à l’impôt sur les sociétés.

La fraction d’un dividende provenant d’un secteur taxable peut, elle, relever de règles différentes. Il faut donc consulter l’imprimé fiscal et la ventilation fournie par l’établissement teneur de compte lorsque vous optez pour le barème.

Fiscalité dans une assurance vie

Dans une assurance vie, la fiscalité personnelle n’est pas déclenchée à chaque dividende ou arbitrage.

Elle intervient lors d’un rachat selon les règles propres à l’assurance vie.

Cette capitalisation fiscale peut être intéressante sur une longue durée, mais il faut la comparer aux frais annuels du contrat, absents d’un bon CTO dans de nombreux cas.

À quel investisseur les SIIC peuvent-elles convenir ?

Les SIIC peuvent être intéressantes si vous souhaitez :

  • ajouter une poche immobilière à un portefeuille financier ;
  • bénéficier de la liquidité de la Bourse ;
  • déléguer complètement la gestion des immeubles ;
  • rechercher des sociétés versant régulièrement des dividendes ;
  • investir avec un horizon long et accepter une forte volatilité.

Elles sont moins adaptées si vous recherchezz une valeur stable à court terme ou une garantie du capital.

Une SIIC peut parfaitement perdre plusieurs dizaines de pourcents en Bourse alors même que ses immeubles continuent à percevoir des loyers.

Notre avis sur les SIIC

Les SIIC sont d’abord des actions de sociétés immobilières, et seulement ensuite de l’immobilier.

Cette phrase permet d’éviter beaucoup de malentendus.

Vous bénéficiez de la diversification immobilière, de la gestion professionnelle, de frais de transaction faibles et d’une liquidité sans commune mesure avec l’immobilier physique.

Mais vous récupérez également les caractéristiques d’une société cotée : volatilité, dette, risque de mauvaise allocation du capital, sensibilité aux taux et possibilité de voir le cours s’écarter fortement de la valeur estimée du patrimoine.

Le régime fiscal SIIC ajoute une particularité intéressante : les activités immobilières éligibles sont exonérées d’impôt sur les sociétés en contrepartie de fortes obligations de distribution. C’est ce qui explique en partie le profil de rendement de ces sociétés.

Pour choisir une SIIC, nous regarderions donc moins le rendement du dividende affiché aujourd’hui que la qualité des immeubles, le taux d’occupation, l’ANR, le résultat récurrent et surtout la solidité du bilan.

Et comme toujours en Bourse, ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier reste une règle de bon sens : une exposition aux SIIC doit s’inscrire dans une allocation patrimoniale plus large.

Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Les actions de SIIC présentent un risque de perte en capital. Leur cours et leurs dividendes peuvent évoluer à la hausse comme à la baisse.

Les auteurs de LesFinances.fr s’efforcent de proposer des contenus fiables, compréhensibles et régulièrement mis à jour. Malgré le soin apporté à leur rédaction, certaines informations peuvent devenir obsolètes ou contenir des erreurs.

Si vous identifiez une information à corriger ou souhaitez nous transmettre un complément, vous pouvez nous contacter.

Pour une question nécessitant un conseil adapté à votre situation personnelle, vous pouvez également être mis en relation avec un conseiller en gestion de patrimoine.

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