Les épargnants français sont nombreux à privilégier les placements sans risque pour leur épargne. Livret A, livret de développement durable et solidaire (LDDS), livret d’épargne populaire (LEP), fonds en euros, fonds monétaires ou compte à terme : plusieurs solutions permettent de sécuriser son capital tout en percevant une rémunération.
Après plusieurs années de remontée des taux, la rémunération des placements sans risque s’est de nouveau tassée en 2025 et au début de l’année 2026. Depuis le 1er août 2026, le Livret A et le LDDS rapportent 1,7 % net d’impôt, tandis que le LEP affiche un taux de 2,5 % net. Du côté de l’assurance vie, les fonds en euros ont servi en moyenne 2,6 % en 2025, net de frais de gestion mais avant prélèvements sociaux et fiscalité éventuelle.
Il existe donc des disparités significatives en matière de rendement, de fiscalité et de disponibilité de l’épargne. Cet article fait un tour d’horizon des différents placements sans risque en 2026 : livrets réglementés, livrets bancaires, fonds en euros, fonds monétaires et comptes à terme.
Quels sont les meilleurs placements sans risque en 2026 ?
Avant d’entrer dans le détail, voici un tableau de synthèse des principaux placements sans risque accessibles aux épargnants français.
| Placement | Taux ou rendement | Fiscalité | Disponibilité | Plafond |
|---|---|---|---|---|
| LEP | 2,5 % net depuis le 1er août 2026 | Exonéré d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux | À tout moment | 10 000 € |
| Livret A | 1,7 % net depuis le 1er août 2026 | Exonéré d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux | À tout moment | 22 950 € |
| LDDS | 1,7 % net depuis le 1er août 2026 | Exonéré d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux | À tout moment | 12 000 € |
| Livret jeune | 1,7 % minimum, taux fixé par chaque banque | Exonéré d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux | À tout moment, avec des règles particulières pour les mineurs | 1 600 € |
| Fonds euros | Environ 2,6 % en moyenne en 2025, net de frais de gestion mais avant prélèvements sociaux | Fiscalité de l'assurance vie ; prélèvements sociaux de 17,2 % | Retraits possibles à tout moment, avec un délai de traitement | Pas de plafond réglementaire |
| Fonds monétaires | Près de 2 % actuellement, net des frais de gestion du fonds (performance proche de l’€STR, actuellement autour de 2,2 %, moins les frais du fonds) | Dépend de l’enveloppe : CTO, PEA ou assurance vie | Liquidité généralement quotidienne ; délai de règlement selon le fonds et l’enveloppe | Pas de plafond propre au fonds ; dépend de l’enveloppe |
| Compte à terme | En moyenne 2,30 % brut jusqu'à 2 ans et 2,85 % brut au-delà de 2 ans en juin 2026 | PFU de 31,4 % par défaut ; sinon prélèvements sociaux de 18,6 % + barème de l'IR | Épargne immobilisée pendant la durée prévue ; retrait anticipé selon les conditions du contrat | Variable selon la banque |
Le LEP est actuellement le placement sans risque le plus intéressant pour les épargnants qui respectent les conditions de revenus : son taux de 2,5 % est net de fiscalité et l’épargne reste disponible.
Le Livret A et le LDDS constituent ensuite d’excellentes enveloppes pour l’épargne de précaution. Leur taux de 1,7 % est inférieur à celui du LEP, mais leurs intérêts sont eux aussi totalement exonérés d’impôt.
Les fonds en euros peuvent offrir une rémunération supérieure à celle du Livret A et du LDDS. Leur comparaison demande toutefois davantage de précautions : les rendements annoncés sont généralement nets des frais de gestion du contrat, mais avant prélèvements sociaux et fiscalité éventuelle. Tous les fonds en euros ne servent par ailleurs pas le même rendement.
Les fonds monétaires constituent une autre solution pour placer une trésorerie avec un niveau de risque très faible. Leur performance suit de près le taux monétaire de référence en euros (€STR), diminué des faibles frais de gestion du fonds. Avec un €STR proche de 2,2 % en août 2026, les fonds monétaires les moins chargés en frais délivrent actuellement une performance proche de 2 % par an, avant fiscalité et éventuels frais liés à l’enveloppe utilisée.
Enfin, les comptes à terme peuvent être intéressants pour une somme dont l’épargnant sait qu’il n’aura pas besoin pendant plusieurs mois ou plusieurs années. Leur taux est connu à l’avance, mais les intérêts sont fiscalisés et l’argent est moins disponible.
Les livrets réglementés et livrets bancaires
Le Livret A, le livret de développement durable et solidaire (LDDS), le livret jeune et le livret d’épargne populaire (LEP) sont ce que l’on appelle des livrets réglementés. Leur principal avantage est fiscal : les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
Depuis le 1er août 2026, le taux de rémunération du Livret A et du LDDS est fixé à 1,7 %. Le taux du Livret A avait fortement remonté après la période de taux bas, jusqu’à atteindre 3 % entre février 2023 et janvier 2025, avant de redescendre avec le reflux de l’inflation et des taux d’intérêt.
Le LEP est réservé aux personnes dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas certains plafonds. Son taux est de 2,5 % depuis le 1er août 2026. Pour les épargnants éligibles, il est donc plus rémunérateur que le Livret A et le LDDS tout en bénéficiant de la même exonération fiscale.
Le livret jeune est réservé aux jeunes de 12 à 25 ans. Son taux de rémunération est librement fixé par chaque banque, mais il ne peut pas être inférieur à celui du Livret A. Il est donc d’au moins 1,7 % depuis le 1er août 2026. Certaines banques proposent un taux supérieur.
Les versements sur ces livrets réglementés sont plafonnés :
- Livret A : 22 950 € ;
- LDDS : 12 000 € ;
- LEP : 10 000 € ;
- livret jeune : 1 600 €.
Il s’agit des plafonds de versement. Les encours peuvent donc dépasser ces montants lorsque les intérêts capitalisés s’ajoutent au solde du livret.
Les épargnants ne peuvent détenir qu’un seul Livret A et un seul LDDS. La même logique s’applique au LEP et au livret jeune, sous réserve de respecter leurs conditions d’éligibilité respectives.
Les épargnants ayant atteint les plafonds de leurs livrets réglementés se voient parfois proposer un livret bancaire, aussi appelé livret d’épargne non réglementé. Contrairement au Livret A, la banque fixe librement son taux. Certaines offres promotionnelles affichent temporairement des taux attractifs, mais il faut regarder le taux servi une fois la période promotionnelle terminée.
Les intérêts des livrets bancaires sont par ailleurs fiscalisés. Ils sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 %, composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux. Il faut donc comparer leur rendement net de fiscalité avec celui des livrets réglementés, et pas seulement le taux affiché par la banque.
Les fonds euros en assurance vie
Les fonds en euros en assurance vie constituent une autre solution de référence pour sécuriser une partie de son épargne. L’assurance vie est l’un des piliers de l’épargne en France et permet, au sein d’un même contrat, de combiner un fonds en euros avec des unités de compte plus dynamiques.
Les fonds en euros sont gérés par les assureurs et bénéficient d’une garantie en capital, selon les conditions prévues par le contrat. Contrairement aux unités de compte, leur valeur ne fluctue donc pas directement au gré des marchés financiers. Voilà pour le fonctionnement de l’assurance vie.
Le rendement des fonds en euros a beaucoup évolué au cours des dernières années. Après une longue période de baisse, la remontée des taux obligataires a permis aux assureurs d’améliorer progressivement leur rémunération.
Le rendement moyen des fonds en euros s’est établi à 2,6 % en 2025, net de frais de gestion. Ce taux moyen était également de l’ordre de 2,6 % en 2024. Les écarts entre contrats restent toutefois importants : certains fonds en euros servent sensiblement moins, tandis que les meilleurs fonds euros peuvent afficher des rendements supérieurs, parfois sous conditions de versement en unités de compte ou grâce à des bonifications temporaires.
Il faut surtout éviter de comparer directement un rendement de fonds en euros de 2,6 % avec un Livret A à 1,7 %. Le rendement du Livret A est net de toute fiscalité, alors que les gains du fonds en euros supportent les prélèvements sociaux de 17,2 %. La fiscalité de l’impôt sur le revenu dépend ensuite notamment de l’ancienneté du contrat et des retraits réalisés.
Les fonds en euros bénéficient néanmoins de la fiscalité favorable de l’assurance vie. Sur un contrat de plus de 8 ans, les gains compris dans les retraits partiels bénéficient notamment d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Cet abattement concerne l’impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux restent dus.
Beaucoup d’épargnants pensent à tort que l’argent investi en assurance vie est bloqué. Il n’en est rien : des retraits peuvent être réalisés à tout moment. En revanche, l’assurance vie n’offre pas la même disponibilité immédiate qu’un Livret A. Le versement des fonds nécessite un délai de traitement qui dépend de l’assureur et du contrat.
Les fonds en euros peuvent ainsi compléter les livrets réglementés, notamment lorsque ceux-ci sont au plafond ou pour une épargne dont l’horizon est un peu plus long. Cette stratégie est plus facile à mettre en œuvre avec les assurances vie sans frais sur versement. Les contrats commercialisés en ligne permettent généralement de réaliser versements, arbitrages et demandes de retrait depuis une interface web. Voici notre comparatif des meilleures assurances vie.
Les fonds monétaires
Les fonds monétaires permettent de placer des liquidités sur des instruments de dette à très court terme. Leur objectif est de suivre au plus près les taux du marché monétaire en euros, avec une volatilité très faible.
En pratique, la performance d’un fonds monétaire en euros est généralement proche du taux €STR, diminué des frais de gestion du fonds. Ces frais sont souvent très faibles sur les fonds les plus compétitifs. Au 21 août 2026, l’€STR se situe autour de 2,19 %. Un bon fonds monétaire peut donc actuellement délivrer une performance proche de 2 % par an net de ses propres frais de gestion, avant fiscalité et avant les éventuels frais de l’enveloppe dans laquelle il est détenu.
Contrairement à un livret réglementé ou à un fonds en euros, un fonds monétaire ne bénéficie pas à proprement parler d’une garantie en capital. Il s’agit néanmoins d’un placement à très faible risque, utilisé notamment pour gérer une trésorerie à court terme.
Les fonds monétaires peuvent être détenus dans plusieurs enveloppes :
- dans un compte-titres ordinaire (CTO), qui donne accès à une large gamme de fonds monétaires ;
- dans un plan d’épargne en actions (PEA), via quelques fonds monétaires éligibles. Ce n’est toutefois généralement pas l’objectif premier d’un PEA, dont l’intérêt est avant tout d’investir à long terme sur les marchés actions ;
- dans une assurance vie, lorsque le contrat référence des fonds monétaires parmi ses unités de compte.
Dans une assurance vie, il faut être particulièrement attentif aux frais. Le fonds monétaire est classé parmi les unités de compte : à ses propres frais de gestion s’ajoutent donc les frais de gestion du contrat sur les unités de compte. Sur les meilleures assurances vie, ces frais peuvent être de l’ordre de 0,50 % par an.
Avec un fonds monétaire rapportant près de 2 % net de ses frais propres, des frais d’assurance vie de 0,50 % réduiraient ainsi la performance à environ 1,5 % avant fiscalité.
C’est pourquoi, lorsqu’un épargnant cherche avant tout à sécuriser une partie de son épargne au sein d’une assurance vie, le fonds en euros est généralement plus intéressant. Il bénéficie d’une garantie en capital et, dans des conditions de marché normales, son rendement est souvent légèrement supérieur à celui d’un fonds monétaire une fois les frais de gestion de l’assurance vie pris en compte. Ce n’est pas une règle absolue : l’écart dépend du niveau des taux monétaires, du rendement servi par le fonds en euros et des frais du contrat.
Les fonds monétaires restent en revanche particulièrement pratiques en CTO pour placer temporairement des liquidités, ou dans certaines situations particulières en PEA.
Les comptes à terme
En matière de placement sans risque, ce tour d’horizon ne serait pas complet sans citer les comptes à terme (CAT).
Le principe du compte à terme est simple : l’épargnant place une somme pour une durée fixée à l’avance, généralement comprise entre quelques mois et plusieurs années. En contrepartie de cette immobilisation, le taux de rémunération est connu dès la souscription dans le cas d’un compte à terme à taux fixe.
Le compte à terme est donc moins liquide qu’un livret. Un retrait anticipé peut être possible selon les conditions prévues par la banque, mais il peut entraîner une baisse de la rémunération ou des pénalités. Il est donc préférable d’y placer une somme dont on sait que l’on n’aura pas besoin avant l’échéance.
Les taux des comptes à terme ont fortement remonté avec les taux d’intérêt en 2022-2024, avant de se détendre. En juin 2026, le taux moyen des nouveaux dépôts à terme des ménages s’établissait à 2,30 % pour les échéances inférieures ou égales à deux ans et à 2,85 % pour les échéances supérieures à deux ans.
Ces taux sont bruts. Les intérêts des comptes à terme sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. L’épargnant peut opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu lorsque cette option est plus favorable, sachant que cette option s’applique globalement aux revenus et gains mobiliers concernés de l’année.
La fiscalité change donc sensiblement la comparaison. À titre indicatif, un compte à terme rémunéré 2,30 % brut procure environ 1,58 % net après un PFU de 31,4 %. Il devient alors légèrement moins rémunérateur qu’un Livret A à 1,7 % net, tout en étant moins liquide. À l’inverse, certaines offres à taux plus élevé peuvent redevenir compétitives, notamment pour les épargnants ayant déjà rempli leurs livrets réglementés.
Les entreprises, qui ne peuvent pas utiliser les principaux livrets réglementés destinés aux particuliers, recourent également aux comptes à terme pour placer une partie de leur trésorerie excédentaire.
Pour un particulier, le compte à terme n’est donc ni systématiquement meilleur ni systématiquement moins bon qu’un livret ou un fonds en euros. Son intérêt dépend du taux proposé, de la durée d’immobilisation, de la fiscalité de l’épargnant et des autres enveloppes déjà remplies.
Placement sans risque et érosion de l’épargne
Un placement peut être sans risque de perte nominale en capital tout en faisant perdre du pouvoir d’achat. C’est le cas lorsque son rendement net est inférieur à l’inflation.
Cette distinction a été particulièrement visible en 2022 et 2023, lorsque l’inflation française a fortement augmenté. Les placements sans risque n’ont alors pas tous permis de préserver le pouvoir d’achat de l’épargne.
La situation s’est depuis nettement normalisée. L’inflation moyenne s’est établie à 0,9 % en 2025, tandis que le rendement moyen des fonds en euros atteignait 2,6 % avant prélèvements sociaux. Le rapport entre inflation et placements sans risque peut donc évoluer rapidement d’une année à l’autre.
Il faut également distinguer épargne de court terme et patrimoine de long terme. Pour une épargne de précaution ou une somme destinée à financer un projet dans deux ou trois ans, la sécurité du capital et la disponibilité de l’argent priment généralement sur la recherche de rendement.
Comment faire pour éviter l’érosion de la valeur du capital placé ?
Sur un horizon long, conserver la totalité de son patrimoine sur des placements sans risque peut en revanche coûter cher en rendement potentiel. Même une inflation modérée finit par éroder le pouvoir d’achat du capital avec le temps : c’est l’effet boule de neige, mais dans le mauvais sens.
Les épargnants disposant d’un horizon suffisamment long peuvent donc diversifier une partie de leur patrimoine vers des placements plus dynamiques, par exemple les actions ou l’immobilier. Ces classes d’actifs présentent toutefois un risque de perte en capital et ne conviennent pas à l’argent dont on peut avoir besoin à court terme.
Prenons le cas d’un épargnant qui prévoit d’utiliser son apport dans deux ou trois ans pour acheter sa résidence principale. Investir cet apport en actions l’exposerait au risque de devoir vendre après une baisse des marchés. Des livrets réglementés, un fonds en euros ou éventuellement un compte à terme adapté à l’échéance du projet sont généralement plus cohérents avec cet horizon.
À l’inverse, pour préparer sa retraite dans vingt ans ou valoriser un patrimoine destiné à être transmis, sécuriser 100 % de son épargne peut être excessivement prudent. Toute la question consiste alors à déterminer quelle part conserver sans risque et quelle part investir à long terme.
Cette allocation dépend notamment de l’horizon de placement, de la capacité à supporter les fluctuations, des projets futurs et de la situation patrimoniale de l’épargnant. Les investisseurs qui souhaitent déléguer ces décisions peuvent se tourner vers une gestion déléguée. Vous pouvez consulter notre classement des meilleures assurances vie en gestion pilotée pour en savoir davantage.
Conclusion
Il n’existe pas un unique meilleur placement sans risque pour tous les épargnants.
Pour les personnes éligibles, le LEP est difficile à battre en août 2026 : il rapporte 2,5 % net d’impôt, l’argent reste disponible et le capital n’est pas exposé aux fluctuations des marchés. Le Livret A et le LDDS, rémunérés 1,7 % net, restent quant à eux particulièrement adaptés à l’épargne de précaution.
Les fonds en euros sont intéressants pour compléter ces livrets, en particulier lorsque leurs plafonds sont atteints. Leur rendement peut être supérieur, mais il faut tenir compte des prélèvements sociaux, de la fiscalité éventuelle, des frais du contrat et du délai nécessaire pour récupérer l’argent.
Les comptes à terme peuvent enfin trouver leur place lorsqu’une somme peut être immobilisée pendant une durée connue à l’avance. Il faut alors comparer le taux net de fiscalité avec celui des autres placements sans risque.
Dans tous les cas, sécuriser une épargne destinée à un projet proche est parfaitement rationnel. À long terme, en revanche, conserver l’intégralité de son patrimoine sur des placements sans risque peut limiter fortement son potentiel de valorisation. Une diversification vers les actions et l’immobilier peut alors être envisagée en fonction de l’horizon et du niveau de risque accepté, par exemple au moyen de SCPI pour la composante immobilière.

