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Assurance vie

Préparer sa retraite avec l’assurance vie

Préparer sa retraite avec l’assurance vie : stratégie, allocation, fiscalité des retraits et revenus complémentaires à la retraite.

Par Ludovic Chaput
Assurance vie retraite

L’assurance vie est l’une des meilleures enveloppes pour préparer sa retraite. Elle permet de faire fructifier un capital pendant la vie active, de faire évoluer progressivement son allocation à l’approche du départ, puis d’organiser des rachats réguliers pour compléter sa pension.

Sa grande force tient à sa souplesse. Contrairement au plan d’épargne retraite (PER), l’argent n’est pas en principe bloqué jusqu’à la retraite. Vous pouvez effectuer un rachat quand vous le souhaitez. Et contrairement à une simple épargne bancaire, une bonne assurance vie permet d’investir sur des fonds en euros, des ETF, des fonds obligataires, de l’immobilier et d’autres placements selon le contrat.

Mais cette souplesse ne dispense pas d’avoir une stratégie. Préparer sa retraite avec une assurance vie ne consiste pas à remplir un contrat de fonds choisis au hasard et à attendre ses 64 ou 65 ans.

Il faut penser en trois temps : accumuler, sécuriser progressivement ce qui devra l’être, puis organiser les retraits.

Et le choix du contrat compte énormément. Sur vingt ou trente ans, quelques dixièmes de point de frais annuels finissent par peser lourd. Consultez donc notre comparatif des meilleures assurances vie avant d’ouvrir ou d’alimenter un contrat.

Pourquoi l’assurance vie est-elle particulièrement adaptée à la préparation de la retraite ?

L’assurance vie n’est pas juridiquement une enveloppe réservée à la retraite. C’est justement l’une de ses qualités.

Vous pouvez l’ouvrir à 30 ans, l’utiliser à 45 ans pour un projet, continuer à l’alimenter à 55 ans et programmer des retraits à 65 ans.

Une enveloppe sans plafond de versement

Contrairement au plan d’épargne en actions (PEA), l’assurance vie ne comporte pas de plafond fiscal de versement.

C’est précieux lorsque le patrimoine financier devient important.

Vous pouvez également détenir plusieurs assurances vie. Cela permet de diversifier les assureurs, les fonds en euros et les fonds disponibles, mais aussi de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier opérationnel.

Une grande variété de placements

Selon le contrat, vous pouvez investir dans :

  • des fonds en euros, pour la poche sécurisée ;
  • des ETF et fonds actions, pour rechercher de la croissance à long terme ;
  • des fonds obligataires ;
  • des placements immobiliers ;
  • parfois des titres en direct ou du private equity.

Cette diversité permet de faire évoluer l’allocation sans changer d’enveloppe à chaque étape de votre vie.

L’assurance vie est par ailleurs capitalisante : tant que vous ne réalisez pas de rachat, les arbitrages à l’intérieur du contrat ne déclenchent pas d’impôt sur le revenu sur les gains réalisés.

Assurance vie ou PER : faut-il vraiment choisir ?

Le plan d’épargne retraite individuel a un avantage que l’assurance vie n’a pas : les versements volontaires peuvent, sous conditions et dans les limites fiscales disponibles, être déduits du revenu imposable.

En contrepartie, l’épargne du PER est en principe bloquée jusqu’à la retraite, hors cas de déblocage anticipé prévus par la loi.

L’assurance vie et le PER sont donc souvent complémentaires.

Assurance vie ou PER : deux enveloppes souvent complémentaires pour préparer la retraite.
Assurance viePER individuel
Disponibilité avant la retraiteRachats possibles à tout momentÉpargne en principe bloquée jusqu’à la retraite, hors cas légaux de déblocage
Avantage fiscal à l’entréePas de déduction fiscale des versementsVersements volontaires potentiellement déductibles du revenu imposable dans les limites disponibles
Fiscalité à la sortieSeule la part de gains comprise dans les rachats est fiscalisée ; abattement annuel après 8 ansDépend notamment de la déduction ou non des versements et du mode de sortie
Placements accessiblesFonds en euros, ETF, obligations, immobilier et autres fonds selon le contratUnivers variable selon le PER ; proche d’une assurance vie pour un PER assurantiel
TransmissionRégime successoral spécifique selon l’âge des versements et la clause bénéficiaireRégime dépendant notamment de la forme du PER et de l’âge au décès
Pour qui ?Épargnant recherchant souplesse, disponibilité et retraits progressifsParticulièrement intéressant lorsque la déduction fiscale à l’entrée est attractive

Un cadre imposé à une tranche marginale d’imposition (TMI) élevée peut avoir intérêt à alimenter son PER pendant ses meilleures années professionnelles, tout en constituant parallèlement une assurance vie disponible.

À l’inverse, une personne faiblement imposée ou qui souhaite conserver une grande liberté sur son capital peut privilégier davantage l’assurance vie.

Notre article assurance vie ou PER approfondit cet arbitrage.

L’assurance vie possède enfin un régime successoral spécifique. C’est un avantage patrimonial important, mais ce n’est pas notre sujet ici : pour préparer la retraite, sa première qualité est de permettre de passer facilement de la phase d’épargne à la phase de retraits.

Comment investir en assurance vie selon le nombre d’années avant la retraite ?

Il n’existe pas d’allocation universelle.

La bonne répartition dépend de votre âge, mais aussi de votre patrimoine immobilier, de vos pensions futures, de votre capacité d’épargne, de votre tolérance aux baisses de marché et de vos projets de transmission.

L’horizon reste néanmoins un excellent point de départ.

Exemples d’évolution de l’allocation à l’approche de la retraite. Les pourcentages sont indicatifs et doivent être adaptés au patrimoine global.
Horizon avant la retraiteActionsObligationsFonds en euros / monétaireObjectif principal
Plus de 15 ans50 à 80 % selon le profil10 à 30 %10 à 30 %Rechercher la croissance en acceptant la volatilité
5 à 15 ans30 à 60 %20 à 40 %20 à 40 %Conserver du potentiel tout en préparant les futurs retraits
Moins de 5 ansSelon les besoins à long termePoche intermédiaireRéserve correspondant à plusieurs années de retraits selon la situationÉviter d’être contraint de vendre des actifs risqués après une forte baisse

Les allocations du tableau sont des exemples pédagogiques, pas des recommandations personnalisées.

Plus de 15 ans avant la retraite : faire travailler le temps

Lorsque la retraite est encore lointaine, une part importante d’actions peut être cohérente pour un investisseur capable de supporter leur volatilité.

Un ETF suivant un grand indice mondial permet par exemple de diversifier l’investissement entre de nombreuses entreprises et zones géographiques. Notre guide sur les ETF détaille leur fonctionnement.

Les actions restent néanmoins risquées. Même avec un horizon de quinze ou vingt ans, le risque de perte n’est jamais nul.

L’intérêt du temps est ailleurs : vous disposez de davantage d’années pour traverser les crises, continuer vos versements lorsque les marchés baissent et bénéficier de l’effet boule de neige des intérêts composés.

Entre 5 et 15 ans : préparer l’atterrissage sans couper les moteurs

À mesure que la retraite approche, le sujet n’est plus seulement la performance.

Vous devez commencer à identifier les sommes qui seront probablement consommées dans les premières années suivant votre départ.

Une partie du patrimoine peut alors être progressivement déplacée vers :

  • des fonds en euros ;
  • des fonds monétaires ;
  • des obligations de qualité adaptées à l’horizon.

Cela ne signifie pas qu’il faut vendre toutes les actions à 55 ou 60 ans.

Un futur retraité peut encore avoir plusieurs décennies devant lui. Conserver une poche de croissance à long terme reste souvent pertinent.

Moins de 5 ans avant la retraite : sécuriser les premiers retraits

À ce stade, nous préférons raisonner en années de dépenses à financer plutôt qu’en âge.

Si votre assurance vie doit compléter votre pension de 1 000 € par mois, vous savez que trois années de complément représentent 36 000 €.

Vous pouvez décider de sécuriser tout ou partie de cette somme sur une poche défensive, tout en laissant le reste du capital investi à plus long terme.

Cette méthode évite un piège classique : vendre des actions après une forte baisse simplement parce que vous avez besoin de liquidités.

Gestion libre ou gestion pilotée ?

Deux grandes approches sont possibles.

La gestion pilotée consiste à déléguer l’allocation à un professionnel selon un profil de risque. C’est confortable, mais elle ajoute généralement une couche de frais.

La gestion libre vous permet de choisir vous-même vos fonds et votre allocation. Pour un investisseur à l’aise avec quelques principes simples de diversification et de rééquilibrage, elle peut être plus économique.

Dans les deux cas, la discipline compte davantage que l’agitation. Une bonne allocation n’a pas vocation à être reconstruite chaque semaine au gré des titres de presse.

Quelle fiscalité sur les retraits d’assurance vie à la retraite ?

C’est l’un des grands intérêts de l’assurance vie : un retrait n’est pas fiscalisé comme un salaire ou une pension.

Dans un rachat partiel, seule la fraction correspondant aux gains est soumise à la fiscalité de l’assurance vie.

Seule la part de gains comprise dans le rachat est imposable

Prenons un exemple simplifié.

Vous avez versé 200 000 € sur votre contrat. Il vaut désormais 250 000 €.

Il est donc composé de :

  • 200 000 € de versements ;
  • 50 000 € de gains.

Les gains représentent 20 % de la valeur du contrat.

Si vous réalisez un rachat partiel de 10 000 €, l’ordre de grandeur de la part de gains comprise dans ce retrait est donc de 2 000 €. Ce sont ces gains, et non les 10 000 € retirés, qui entrent dans l’assiette de l’impôt sur le revenu selon les règles applicables au contrat.

C’est une différence fondamentale avec l’idée trompeuse de « revenus passifs mensuels entièrement défiscalisés ».

Après huit ans, l’abattement annuel devient très intéressant

Lorsque le contrat a plus de huit ans, les gains compris dans vos rachats bénéficient chaque année d’un abattement d’impôt sur le revenu de :

  • 4 600 € pour une personne seule ;
  • 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune.

Cet abattement porte sur les gains, pas sur le montant total retiré.

Il ne s’applique pas aux prélèvements sociaux.

Pour les gains attachés aux primes versées depuis le 27 septembre 2017, la fiscalité forfaitaire après huit ans dépend également du montant des primes concernées : le taux d’impôt de 7,5 % s’applique dans les limites prévues autour du seuil de 150 000 €, tandis qu’une fraction peut relever du taux de 12,8 % au-delà.

La règle exacte dépend donc de l’historique de votre contrat et de vos versements.

En 2026, l’assurance vie conserve des prélèvements sociaux à 17,2 %

C’est une évolution fiscale à connaître.

Depuis 2026, de nombreux revenus financiers sont concernés par des prélèvements sociaux portés à 18,6 %. Les gains des contrats d’assurance vie conservent toutefois un taux global de 17,2 % dans le régime de droit commun concerné.

Cette différence renforce encore l’intérêt fiscal relatif de l’enveloppe.

Faut-il attendre huit ans avant de retirer ?

Non.

L’argent d’une assurance vie reste disponible avant huit ans. Les huit années correspondent à un seuil fiscal, pas à une période de blocage.

C’est néanmoins une bonne raison d’ouvrir une assurance vie tôt, même avec une somme modeste : vous faites ainsi courir l’antériorité fiscale du contrat.

Comment se verser un complément de revenu avec son assurance vie à la retraite ?

Une fois à la retraite, vous pouvez utiliser votre assurance vie comme un réservoir dans lequel vous effectuez des rachats.

Dans la plupart des situations, nous préférons les rachats partiels à une clôture totale du contrat.

Les rachats partiels programmés : simples et flexibles

Vous pouvez demander à l’assureur de verser régulièrement une somme sur votre compte bancaire, par exemple :

  • 500 € par mois ;
  • 1 000 € par mois ;
  • 3 000 € par trimestre.

Le reste du capital demeure investi.

Prenons Marie. Elle part à la retraite avec 300 000 € sur son assurance vie. Ses pensions représentent 2 300 € par mois et elle souhaite disposer de 3 300 €.

Elle programme donc 1 000 € de rachats mensuels, soit 12 000 € par an.

Cela représente un taux de retrait initial de 4 % du capital.

Mais elle ne paiera pas nécessairement de l’impôt sur 12 000 €. Seule la fraction de gains comprise dans les rachats est concernée, avec l’abattement annuel après huit ans.

Le risque de séquence : le danger des mauvaises premières années

Supposons que Marie conserve une part importante d’actions.

Si les marchés chutent de 30 % au cours de sa première année de retraite et qu’elle doit vendre chaque mois pour financer ses dépenses, elle vend davantage de parts lorsque leur valeur est basse.

Ces parts ne participeront pas au rebond futur.

C’est le risque de séquence des rendements.

Deux investisseurs peuvent obtenir exactement la même performance moyenne sur vingt ans et finir avec des patrimoines très différents simplement parce que les mauvaises années ne sont pas arrivées au même moment.

D’où l’intérêt de disposer d’une poche défensive permettant de financer plusieurs années de retraits sans être contraint de vendre des actifs risqués au pire moment.

Rachat total : rarement indispensable

Un rachat total clôture le contrat.

Vous perdez alors son antériorité fiscale et la possibilité de continuer à utiliser cette enveloppe.

Si le contrat est de bonne qualité, des rachats partiels sont généralement plus souples.

Si votre ancien contrat est coûteux ou médiocre, la question est différente : il peut être pertinent d’organiser progressivement la sortie vers une meilleure assurance vie plutôt que de conserver éternellement une mauvaise enveloppe uniquement parce qu’elle est ancienne.

Rente viagère : utile dans certains cas, mais peu flexible

Vous pouvez également convertir tout ou partie du capital en rente viagère.

Vous obtenez alors un revenu jusqu’à votre décès.

Cette solution répond au risque de longévité : vivre beaucoup plus longtemps que prévu.

En revanche, elle implique généralement d’aliéner le capital converti et réduit fortement votre flexibilité.

Nous privilégions donc souvent les rachats partiels lorsque l’épargnant souhaite conserver la maîtrise de son patrimoine et sa capacité de transmission. Mais la rente viagère peut avoir du sens pour une personne dont la priorité absolue est de sécuriser un revenu à vie.

Exemple complet : préparer sa retraite avec l’assurance vie à 40, 55 puis 65 ans

La meilleure façon de comprendre le rôle de l’assurance vie consiste à suivre son évolution au fil du temps.

À 40 ans : accumuler et laisser les intérêts composés travailler

Sophie a 40 ans. Elle dispose d’une épargne de précaution et verse 500 € par mois sur son assurance vie pour préparer sa retraite à 65 ans.

À titre purement illustratif, 500 € investis chaque mois pendant 25 ans représentent 150 000 € de versements.

Avec une performance moyenne de 3 % par an, le capital final théorique serait d’environ 223 000 €.

À 5 %, il serait proche de 298 000 €.

À 7 %, il approcherait 405 000 €.

Ces simulations ne prédisent pas les marchés. Elles montrent simplement la puissance du temps.

À 55 ans : préparer progressivement la phase de retraits

Christophe, médecin de 55 ans, possède déjà 200 000 € sur son assurance vie et prévoit de partir à la retraite dans une dizaine d’années.

Son objectif n’est plus uniquement de maximiser la performance.

Il commence à distinguer :

  • la somme qu’il pourrait utiliser pendant ses premières années de retraite ;
  • le capital qui restera investi pendant dix ans ou davantage ;
  • les sommes qu’il souhaite éventuellement transmettre.

Il peut donc augmenter progressivement sa poche défensive sans abandonner totalement les actions.

À 65 ans : raisonner en trois poches

Au moment de la retraite, nous aimons raisonner en trois horizons.

À la retraite, organiser l’assurance vie en trois horizons peut faciliter les rachats et limiter le risque de vendre au mauvais moment.
PocheHorizonExemples de placementsMission
1 — Dépenses proches0 à 3 ans, à adapterFonds en euros, monétaireFinancer les rachats proches avec une faible volatilité
2 — Moyen terme3 à 8 ans, à adapterObligations diversifiées, poche défensive complémentairePréparer les besoins futurs sans rechercher le maximum de performance
3 — Long terme8 ans et plusActions mondiales diversifiées, autres actifs de croissance selon le profilMaintenir un moteur de croissance et lutter contre l’érosion du pouvoir d’achat

Cette architecture évite deux excès.

Le premier consiste à rester presque entièrement investi en actions alors que vous avez besoin de retirer de l’argent immédiatement.

Le second consiste à tout placer en fonds en euros le jour de votre retraite et à oublier que votre horizon patrimonial peut encore être de vingt ou trente ans.

La retraite n’est pas la fin de votre horizon d’investissement.

Elle marque surtout le passage d’une logique d’accumulation à une logique de décumulation : le patrimoine doit désormais financer une partie de votre niveau de vie tout en continuant, pour une fraction, à travailler à long terme.

L’assurance vie est particulièrement bien adaptée à cette transition.

À condition, bien sûr, d’avoir choisi un contrat compétitif. Sur plusieurs décennies, les frais sont comme du sable dans les rouages : quelques dixièmes de point semblent anodins une année, puis finissent par coûter des dizaines de milliers d’euros.

Chez Prosper Conseil, nos conseillers travaillent en architecture ouverte. Ils sélectionnent librement les solutions financières et immobilières adaptées à votre situation, sans être limités à une liste fermée imposée par un groupe bancaire ou un assureur.

Notre rémunération repose exclusivement sur des honoraires transparents, sans rétrocommissions, à l’image des avocats. C’est l’indépendance au sens de la réglementation européenne MIF 2.

Cela permet d’éviter l’illusion de la gratuité : un conseil gratuit en apparence peut être financé par des commissions sur les placements distribués, avec le risque que la rémunération influence la recommandation.

Cet article est informatif. La bonne allocation et le niveau de retraits dépendent de votre situation personnelle, de vos pensions, de votre fiscalité, de votre patrimoine global et de votre tolérance au risque.

Pour aller plus loin

Les auteurs de LesFinances.fr s’efforcent de proposer des contenus fiables, compréhensibles et régulièrement mis à jour. Malgré le soin apporté à leur rédaction, certaines informations peuvent devenir obsolètes ou contenir des erreurs.

Si vous identifiez une information à corriger ou souhaitez nous transmettre un complément, vous pouvez nous contacter.

Pour une question nécessitant un conseil adapté à votre situation personnelle, vous pouvez également être mis en relation avec un conseiller en gestion de patrimoine.

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